09.02.2010

Dom DufF "Laouen"

En novembre dernier, Dom Duff jouait à Quimperlé (La Mouche qui Louche) devant les caméras de France 3 pour l'émission musicale Sont Da Zont. Après les coulisses du tournage, voici "Laouen", l'un des deux titres que le récent lauréat des Prizioù a chanté.

 

Allain Leprest "Chez Leprest" (Tacet / L'Autre Distribution)

chez_leprest_vol2.jpgLa Rue Ketanou, Kent, Romain Didier ou encore Flow... Comme avant eux l'avaient fait Jacques Higelin, Nilda Fernandez ou San Severino. Tous reprennent Leprest. Après un premier "Chez Leprest" (en 2007), ce nouvel hommage voit une fois encore une flopée d'artistes interpréter les chansons d'Allain Leprest. Le chanteur poète qui s'est vu décerner récemment un Grand Prix de la poésie par la Sacem et que l'Académie Charles Cros avait déjà récompensé d'un Grand Prix "In Honorem pour l'ensemble de son œuvre et de sa carrière d'interprète".

Qu'il est loin le temps des poèmes de "Tralahurlette". Qu'elle est loin l'époque où à la faveur d'un tremplin, le temps d'une révélation à Bourges, le poète sort de l'ombre. Tout en y restant plongé un peu. On l'a déjà écrit, Allain Leprest, comme un Jacques Bertin, n'est pas grand public. Pas à la mode, pas dans les playlists, pas dans les baladeurs numériques ni même dans les nommés des Victoires (pourtant, il y a ce "Parol' de manchot" avec François Lemonnier). Même s'il a un myspace.

Pourtant, en plus de 25 ans de carrière, l'artiste a construit un univers essentiel, dans lequel Jean-Louis Foulquier, avec lequel il a co-écrit "Foulquier" en 1993, a choisi "La retraite". On y entend également "Je viens vous voir", interprété par Romain Didier avec qui Leprest a ouvert sa discographie. Rescapée du premier volume, Olivia Ruiz chante cette fois-ci "La dame du dixième" alors que la voix d'Allain Leprest achève avec "Lue" cet hommage. Un hommage, c'est bien le mot. Même si "l'écriture, c'est la parole des morts", cet hommage est d'autant plus doux à entendre qu'Allain Leprest lui est vivant.

Stéphane Guihéneuf, février 2010.

08.02.2010

Izia "Let me alone"

Un visage d'ange qui défile... C'est le dernier clip d'Izia et cela s'appelle "Let me alone". Un morceau toujours extrait d'un excellent premier album en lice pour les Victoires de la Musique dans la catégorie album révélation de l'année. Le clip, lui, est à voir ci-après.

 

The Popes à Callac

thepopes.jpgPaul "Mad Dog" McGuinness et les Popes sont en concert le 13 février à Callac (Le Bacardi). Ils viennent défendre leur dernier album, "Outlaw Heaven". Le Toulousain Svensson est également à l'affiche. Il vient présenter "Cyprine", son dernier album.

Difficile de parler des Popes, groupe légendaire de folk-rock-punk irlandais, sans évoquer Shane Mc Gowan. Figure légendaire et âme des Pogues qu'il forme au début des années 1980. Après une dizaine d'années d'existence, le charismatique leader décide de quitter le groupe et forme Shane MacGowan and the Popes au début des années 1990. A son départ, Paul "Mad Dog" McGuinness - ancien des Pogues lui-aussi - , prend la relève. Mais ce mauvais garçon connaît des problèmes d'alcool et de drogue.

En 2003, le guitariste et chanteur des Popes passe par la case prison. A sa sortie, "Mad Dog" rallume la flamme malgré le décès fin 2006 de Tommy McManamon, le dieu du banjo. Il s'entoure de nouveaux musiciens : Charlie Hoskyns aux gutiares, Laurie Norwood à la basse, Ben Gunnery au fiddle, Fiachra Shanks au banjo et Will Morrison à la batterie. Tout ce petit monde va s'attacher à la réalisation d'un disque, "Outlaw Heaven" sur lequel, c'est à noter, Shane MacGowan vient apporter sa pierre sur trois morceaux. Spider Stacey, ancien des Pogues, est également présent sur la chanson titre.

Stéphane Guihéneuf, février 2010.

 

Pratique : le 13 février, Le Bacardi, à Callac (22), à 20 h.

07.02.2010

La chanson du Dimanche "Cash money money"

Aujourd'hui c'est dimanche, c'est donc le jour de La Chanson du Dimanche. On retrouve les deux compères avec "Cash money money".

Les frères Morvan remportent le Grand prix du Disque Le Télégramme

morvan.jpgCe n’est pas un, mais trois lauréats qui ont reçu le Grand prix du Disque Le Télégramme. Les Frères Morvan ont reçu leur prix jeudi soir, lors d’une émission diffusée sur Tébéo. Ce septième Grand Prix récompense "Un demi-siècle de Kan ha Diskan", album qui retrace la carrière musicale de ceux qui ont été applaudis partout en Bretagne. Si les chants à reprendre constituent l’essentiel de l’album, ce dernier propose aussi des complaintes, les fameuses gwerzioù.

Derrière les trois vétérans de la chanson bretonne, on trouve le Brestois Miossec pour "Finistériens". C’est Renan Luce qui monte sur la troisième place du podium. Too Soft avec "Breakfast song" et l’opéra rock d’Alan Simon, "Anne de Bretagne" terminent ce top cinq.

La rencontre, dans leur maison de Botcol, à Saint-Nicodème est à voir ci-dessous. 

06.02.2010

Scorpions "Rock You Like A Hur­ri­cane"

Toujours extrait de l'album "Love at firts sting" (1984), voici "Rock You Like A Hur­ri­cane".


Rock You Like A Hurricane

Scorpions | Clips vidéo MySpace

Scorpions "Still Loving You"

Extrait de l'album "Love at firts sting" (1984), voici "Still Loving You". La ballade est considérée comme l'une des plus belles ballades de l'histoire du rock.

Scorpions : un dernier tour et puis s'en va

scorpions.jpg"Wir hören auf. Das ist unsere letzte Platte !" ("Nous nous arrêtons. Ceci est notre dernier disque !"). C'est par ces mots, publiés dans le quotidien allemand Bild, que Scorpions a annoncé sa retraite.

Une retraite qui devrait être effective en 2012 après la tournée d'adieu dans laquelle la formation de Klaus Meine va s'engager pour défendre "Sting in the Tail", un dernier album dont la sortie est prévue pour le 22 mars.

"We want to end the Scorpion’s extraordinary career on a high note". "Nous voulons mettre fin à la carrière extraordinaire de Scorpion sur une bonne note", a souligné sur son site la formation allemande qui le considère comme étant "l'un des meilleurs (...) jamais enregistrées".



La soixantaine passée, Klaus Meine et Rudolph Schenker ont donc décidé de ranger leurs guitares et de mettre fin à une aventure vieille de 45 ans. C'est en 1962 que Scorpions voit le jour. Alors âgé de 17 ans, Rudolph Schenker forme The Scorpions, quatuor qui s'ancre dans la mouvance rock de l'époque marquée notamment par des groupes comme Can ou Birth Control.

scorpions1.jpgKlaus Meine et Michael Schenker (frère de Rudolph) rejoignent la formation en 1969. Un premier disque sort en 1972 ("Lonesome Crow"). Mais c'est avec "In Trance" que Scorpions, qui a perdu son "The" et dont le line-up a changé, connaît son premier succès. Lequel ne va dès lors cesser de croître pour atteindre les sommets dans les années 1980.

Les albums "Lovedrive" (1979) qui voit le retour de Michael Schenker, "Blackout" (1982) considéré comme l'un de leur meilleur album et "Love at firts sting" (1984), classique de l'histoire du hard-rock, ont écrit leur histoire. Porté par "Rock you like a Hurricane" et la ballade "Still Loving You", "Love at firts sting" est un immense succès commercial.

Dans les années 1990, le son du groupe change pour coller un peu plus à l'époque avant de revenir à un son qui lui est propre dans les années 2000. Un retour aux sources que traduit "Unbreakable" (2004) ce que l'album concept "Humanity - Hour 1" confirmera trois ans plus tard. Après un dernier album, l'épopée prendra fin en 2012. A moins que...

Stéphane Guihéneuf, février 2010.

 

Tournée : le 19 mai à l'Olympia de Paris, le 21 mai au stade de Liévin et le 22 mai au Zénith de Strasbourg.

05.02.2010

Vampire Weekend "Cousins"

Quatuor originaire de New York, Vampire Weekend revient avec un deuxième album intitulé "Contra". Premier extrait avec "Cousins".

e.Sens "Le verbe du début" (autoproduction)

e.sens.jpgPour son premier album, aux nombreuses influences musicales allant du jazz au trip-hop, legroupe brestois e.Sens frappe fort, et là où ça fait dubien : au coeur et aux tripes.

Autant l'annoncer tout de suite, avec e.Sens ("e" pour électro-sensuel, tout un programme...), pas de tubes avec refrain à reprendre en choeur, pas une chance d'entendre un des titres au prochain NRJ Music Awards, pas beaucoup plus de voir votre entourage sautiller en se trémoussant dès les premières notes. Il y en a bien davantage, par contre, de le voir intrigué et (ou) captivé par cet album... si l'écoute est attentive.

Ça claque !

Car "Le verbe du début", c'est du lourd comme dirait Abd Al Malik, que l'on peut citer parmi les "ressemblances" plus ou moins lointaines. Sans doute cette façon de vivre plus que de chanter les textes - du "slam" à la Ferré ou à la Gainsbourg -, ce souci de recherche du mot et de la note justes au moment juste. Il faut que ça claque.... Et ça claque ! Dans le verbe d'Erwan Bargain aux inspirations plus ou moins explicites ("Demande à la poussière" de John Fante, "Clochards célestes" de Jack Kerouac).

Dans cette voix sereinement ténébreuse qui ne s'élève jamais - ça doit pourtant faire très mâle -, excepté sur "La lumière", manifeste "mégaphonique" et son «Nous avons fait de l'humanité une question subsidiaire". Une voix d'où jaillissent des textes poétiques, patinés et repatinés, aux tournures originales ("Ça t'audimat, te numérise, ça t'écervelle, te canalise" ; "Il est minuit, ni trop tard ni trop tôt. Il est minuit, je mirabelle, je lis Rimbaud" ; "Je suis de vers, bien plus fragile que j'en ai l'air"...).

Flûte traversière enivrante

Ça claque aussi par la musique. Qu'elles proviennent d'une nappe de claviers, d'un solo de batterie, d'une basse bien chaude ou, surtout, d'un saxophone tranchant et d'une flûte traversière enivrante - vous avez bien lu "flûte traversière enivrante" -, les accroches sont nombreuses pour vous laisser emporter par ces sept morceaux aux variations évolutives.

À partir d'une intro souvent imposante et épurée, les airs s'emballent puis se calment... ou s'éclatent dans un afro-beat post-moderne ("L'enfant"). La délivrance d'une tension contenue dans une chaleur sombre et terriblement attractive. "Le verbe du début et le mot de la fin". Pourvu que ce ne soit pas pour demain.

Pascal Cabioch, février 2010.
Chronique publiée dans Le Télégramme du 28 janvier 2010.