28.02.2009

Victoires de la musique : le soir de Bashung?

bashung.jpgEt si Alain Bashung sortait grand vainqueur des 24ème Victoires de la Musique. Réponse dès ce soir.

Déjà récompensé à sept reprises, Alain Bashung est en lice dans quatre catégories :
-Interprète masculin de l'année. Une victoire décrochée par deux fois, en 1993 et 1999.
-Album de chansons de l'année pour "Bleu Pétrole" (lire la chronique de Bruno Piszorowicz sur m-la-music). En 1999, il remporte avec "Fantaisie militaire" la victoire de l'album pop-rock de l'année.
-Chanson de l'année avec "Résidents de la République".
-Tournée de l'année.

Alain Bashung reçoit la victoire du clip de l'année en 1993 pour "Osez Joséphine" et en 1999 pour "La nuit je mens". En 2000, "Ma petite entreprise" lui vaut la victoire de l'album de musique originale de film de l'année. En 2005, pour les 20 ans des Victoires, son album "Fantaisie militaire" reçoit la Victoire d'honneur du disque le plus marquant des 20 années précédentes.

Alors qu’à 61 ans, Alain Bashung livre un combat contre la maladie - il a d’ailleurs renoncé ces jours-ci à trois de ses concerts -, il devrait être ce soir sur la scène du Zénith de Paris pour interprêter "Résidents de la République".

La cérémonie est retransmise sur France 2 mais également sur France Inter (20 h 35).

En savoir plus : www.lesvictoires.com

27.02.2009

Le rock, c'est quoi?

081104-fuzztones.jpgThe Fuzztones (photographie Stéphane Guihéneuf)

"Le rock, ça se met pas en encyclopédies", écrit Philippe Manoeuvre (Rock & Folk, n°109, Février 1976). Près de dix ans plus tard, Chrissie Hynde, la chanteuse des Pretenders constate que le rock, "c'est une industrie de loirsirs" (Rock & Folk, n°243, juillet-août 1987). "Ce qu'on entend à la radio, ça n'est plus du rock - au même moment, le rock est partout, soi-disant tout est "rock". Donc, plus rien ne l'est". Finalement "le rock comme média privilégie por traduire les inquiétudes de son époque, c'est bel et bien fini", note Eric Dahan en août 1997. Même si, "aujourd'hui plus encore qu'hier, le look est la première affirmation politique du rock", écrit Patrick Eddeline (Rock & Folk, n°456, août 2005).

Alors le rock, "ce fourre-tout" selon l'expression de Bruno T (Rock & Folk, n°169, février 1981), c'et quoi? Bruno T tente une définition : "Otez-en la fumisterie, la jobardise, la contrefaçon, l'épicerie, le vol à la tire, le boucan, le baratin, les coquetteries hors sujet, l'apparat, otez-en tout ce qui tend au "plus". Dépouillez, dépouillez, il en restera toujours quelque chose. Gardez ce reliquat, squelettique, balbutiant, ce quasi-gargouillis sur fond de refrain naïfs qui va au "moins". Gardez la pose, gardez une certaine agitation simple, un ahan mi-murmiré, mi-éructé, un son à peu près adapté à l'expression la plus sobre de l'émotion (...). Gardez le décor juste "pour la forme". Et vous avez le rock."

A lire : "Génération Rock & Folk" de Christophe Quillien, 400 p.

26.02.2009

Paimpol 2009 embarque pour les Amériques

paimpol.jpgPascale Picard Band, Alan Stivell ou Yuri Buenaventura seront à l'affiche de l'édition 2009 du festival du Chant de Marin de Paimpol dont le thème retenu cette année est "embarquement pour les Amériques ". Un festival à l'affiche duquel on trouve également Vent du Nord, les Tambours du Bronx, Zachary Richard, Cocoon, Daniel Melingo, Les Goristes, Soldat Louis et Michel Tonnerre. Le festival se tient les 7, 8 et 9 août prochain. Billets et forfaits sont en vente, de 2 à 30 €.

En savoir plus : www.paimpol-2009.com

25.02.2009

Eddy Claybard : l'âme rock concarnoise

CLAYBARD2.JPGL’association concarnoise Eddy Claybard fête ses 20 ans. Derrière ce nom, dont la référence à Eddy Barclay est évidente, se cachent des passionnés emmenés depuis plus de dix ans par Alain Le Cloirec. Un musicien dans l’âme qui, lorsqu’il ne gratte pas, donne de sa personne pour assouvir sa passion de la musique.

Une tête de chien avec des lunettes noir, un collier de clous et un nœud papillon. Le fameux logo de l’association Eddy Claybard ne manque pas de références. Celle du tout aussi fameux lion rugissant de la Metro-Goldwyn-Mayer, le studio Hollywoodien. Celle, moins visible, au personnage de Gai Luron, dont il s’inspire. Un logo derrière lequel se cache une association concarnoise qui depuis 20 ans, organise, coûte que coûte, des concerts de rock: Eddy Claybard. Le nom n’est pas fortuit. Toute ressemblance avec Eddy Barclay, patron de la maison de disque de même nom, est volontaire. "Ça colle parfaitement avec l’image rock’n’roll du personnage", note avec malice Alain Le Cloirec. Président, depuis la fin des années 1990, d’une association qui souffle cette année ses vingt printemps.

Première partie des Roadrunners
Comme le chante Berthe, un événement pareil ça n’arrive qu’une fois seulement. Alors, cet été, Eddy Claybard donne rendez-vous aux amateurs avec… 20 concerts. Quatre dates (11, 12 juillet et 7, 8 août), cinq concerts par soirée ("une soirée rock, une chanson française, une celtisante et une soul funk"), 20 artistes. Le compte est bon. Il l’est d’autant plus que circulent déjà quelques noms: Terry Lee Hale, l’ami des Blind Doctors, ne veut manquer cela pour rien au monde. Frandol devrait également en être. Normal pour celui qui suit l’association depuis 20 ans. Un juste retour des choses.

C’est en découvrant les Roadrunners sur la scène de Quimperlé dont Alain et les siens assurent la première partie que l’aventure a pris corps. "Là, on n’a eu qu’une envie, de faire du rock anglais, façon Kinks, Who, Stones…" Veunomia, le groupe monté avec son frère en 1988 se transforme l’année suivante en un collectif de 13 musiciens "dans lequel tous les groupes de Concarneau se sont retrouvés". C’est la naissance du Jumpin’ Jack Flash Band, de l’association et du premier Summertime. Un festival estival, qui sera décliné en Summertime l’année suivante, et à l’affiche desquels vont se succéder les Roadrunners, Adrian Burns, Celtas Cortos, Godfathers ou Rodolphe Burger.

Rendre le rock accessible
Cheveux qui tombent sur les épaules, le jeune quadragénaire est aussi connu pour ses "coups". La venue à Concarneau des Fuzztones, c’est lui. Pas mécontent d’avoir pu faire jouer dans sa ville des légendes vivantes. Et des légendes, il y en a eu: les Stranglers, Mick Taylor, guitariste des Rolling Stones ou Alvin Lee, guitariste des Ten Year After dont la prestation d’anthologie lors du Woodstock de 1969 fait encore hérisser les poils de n’importe quel chevelu. Concarnois pur jus, Alain Le Cloirec a biberonné aux Beatles, aux Sex Pistols, aux Clash.

Son premier album aura été "l’Aérosmith de 1974". Celui qui ne cache pas "un petit faible pour le Nino Ferrer des débuts" débute la guitare à 11 ans. "En une heure tu savais jouer Bob Dylan". Douze années de formation à la guitare Folk lui assurent suffisamment d’aisance pour tenter l’expérience de l’électrique. En 1982 avec Springtime, il donne dans la reprise de Neil Young. Mais c’est avec les Blind Doctors qu’il assouvit pleinement sa passion. De la République Tchèque à l’Allemagne en passant par l’Angleterre, les Blind Doctors enchaîneront trois tournées européennes. Avec passage, obligé, à Concarneau. Ouvrir la scène aux groupes locaux et rendre le rock accessible à tous, tel est la démarche qu’il défend. Vingt ans que cela dure. Et on espère bien en reprendre pour 20 ans.

Stéphane Guihéneuf
Article publié dans Le Télégramme du 24 février 2009.

24.02.2009

The Craftmen Club à Lorient

090221-steeve.jpgEntre le punk hardcore de Condkoï et le rock d'Intérieur cuir, The Craftmen Club a fait le show, samedi soir, au Manège, à Lorient. Reportage.

D'accord, la venue du trio rock n'a pas suscité un intérêt démesuré. Bien au contraire. Steeve Lanuzel, charismatique chanteur de la formation guingampaise, n'aura d'ailleurs de cesse d'invectiver, d'interpeller le bien maigre public. L'invitant par des gestes de la main à communier avec lui, avec eux, sur le devant de la scène. En vain. La salle apparaît dès lors bien trop grande pour que l'esprit de ces trois guerriers n'envahît les corps. La bataille, elle, semble perdue d'avance...

090221-Ollivier.jpgQu’importe. Venu défendre son album ("Thirty six minutes", voir le clip et lire l'article), le trio a joué. Coûte que coûte. Quitte, parfois, à évoluer dans le vide. "C'est dimanche ce soir à Lorient?". Steeve, un brin décontenancé par tant de passivité, s'interroge. Alors que l’âme de Gary Blood erre en peine... "Desert land", n'aura jamais aussi bien porté son titre. Mais l'envie est là. Les morceaux s'égrainent à vive allure. A peine le temps de reprendre son souffle. Le rock ne tolère pas de temps mort. Seule compte l'urgence de l'instant.

090221-Corlett.jpgEt puis Steeve se laisse aller dans un happening impro où la raison perd pied. Il s’invite dans le public. Prête sa six cordes à un jeune fan pour qui le pogo est, sinon une religion, une seconde nature. Avale son micro. Monte sur les enceintes. Balance sa guitare. Une transe musicale au rythme lancinant de la basse qu’une dernière cabriole, sur la batterie arborant fièrement le nom du groupe, vient finalement ponctuer. Se saisissant de la tom basse qu’il porte, tel un trophée, au-dessus de sa tête. Avant de jeter au sol, dans un dernier assaut, la grosse caisse. Rock and roll is not dead !

Stéphane Guihéneuf, février 2009.


De haut en bas, Steeve Lanuzel, Yann Ollivier et Marc Corlett (Photos Stéphane Guihéneuf)

 

 

Captation publique de "I can't get around", Le Manège, Lorient, 21 février 2009.


Thecraftmenclub
envoyé par kkerne

"Scar Tissue" (Red Hot Chili Peppers) : et maintenant une série

scartissue.jpg"Scar Tissue", c'est le titre - provisoire - d'une série que la chaîne câblée américaine HBO entend consacrer à la vie d'Anthony Kiedis, chanteur des Red Hot Chili Peppers, groupe qu'il a fondé à 21 ans.

L'histoire se situerait dans l'Amérique des années 1970 et devrait raconter la jeunesse de celui qui deviendra une star du rock. Une jeunesse marquée notamment par la drogue. Son père, alors surnommé Spider, était connu comme dealer. "Scar Tissue", c'est aussi le premier extrait de l'album "Californication" avec lequel les Red Hot Chili Peppers décrochent, en 2000, le Grammy Award de la meilleure chanson de rock. C'est également le titre des mémoires publiées par Anthony Kiedis.

Avec cette série, dont la réalisation du pilote a été confiée à John Sayles (voir sa fiche sur Allociné), la boucle serait bouclée.

Avec Allociné et Toutleciné.

23.02.2009

"Desert Land" : le clip de The Craftmen Club

Premier extrait de l'album "Thirty Six Minutes" de The Craftmen Club (lire article du 15 février), "Desert Land" joue aussi la carte de l'image. Premier clip d'une série de trois tournés à Guingamp, au Théâtre du Champ Au Roy, en janvier dernier, il est signé Henri-Jean Debon. Réalisateur de clips pour Noir Désir, les Thugs, Dionysos, Dominique A ou encore Louise Attaque. Des clips à voir ici : Henri-Jean Debon

 

22.02.2009

Soirée AC/DC sur Virgin 17

acdc.jpgConcert, documentaire et clips : AC/DC est à l'affiche, ce soir, de la chaîne musicale Virgin 17. Une soirée qui va débuter par le fameux concert "No Bull", enregistré en 1996 aux Arènes de Madrid lors de la tournée Ballbreaker devant près de 40.000 personnes. De "Back in Black" à "Highway to Hell", la formation d'Angus Young y revisite tous ses classiques : "Hells Bells", "T.N.T.", "Thunderstruck"....

Après ce tour de chauffe, "AC/DC : Toute la vie du plus grand roupe de rock" dresse un portait du groupe australien. S'appuyant sur des images d'archives, de nombreux témoignages comme celui de l'ingénieur du son Tony Platt, mais aussi des interviews d'Angus Young et de Bon Scott, âme du groupe, ce documentaire revient sur l'album "Higwhay To Hell", de sa conception au succès qu'il a connu (et connaît toujours).

Une soirée qui s'achèvera avec des clips, histoire de se balader dans plus de 35 années d'une carrière qui se poursuit. En témoigne le succès du dernier album, "Black Ice", "leur meilleur album depuis "Back In Black"", écrit David Fricke dans Rolling Stone. Et le magazine de conclure "Black Ice est bien la preuve cinglante que lorsqu’on qu’on joue du bon rock, du grand rock, le disque se vend encore."

Sur Virgin 17, à partir de 20 h 35.

21.02.2009

Kings Of Leon : coup double aux Brit Awards

kings.jpgLes Brit Awards, dont les prix ont été remis mercredi soir, ont vu les Américains de Kings Of Leon repartir avec les prix du meilleur groupe et meilleur album "Only By the Night". Album du mois pour Rock & Folk (n°494) :  "A ses débuts, le rock de cette formation était basé sur une idée toute simple : injecter de la testostérone et de la ruralité aux quatre accords remis au goût du jour par les New-Yorkais de The Strokes. (...) Et puis un jour, les Kings Of Leon ont connu la descente : dépendance à la drogue, au sexe facile en tournée, corps et esprit qui ne répondent plus présent en même temps, dégoût de soi. (...) La plongée en territoire dark se poursuit pleinement sur “Only By Night”.", écrit Jean-Vic Chapus (Rock & Folk n°494).

A noter également que les vétérans britanniques d'Iran Maiden ont reçu le trophée de la meilleure tournée.

20.02.2009

Des reprises des Cure avec NME

CUREnme.jpgLe prochain numéro du magazine NME, qui sort mercredi, proposera une compilation inédite du groupe The Cure. Un album collector sur lequel vont figurer 14 tubes de la formation de Robert Smith joués notamment par The Futureheads ("The Lovecats"), Art Brut ("Catch") ou British Sea Power("A Forest").

 

 

 

 

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