31.03.2009
Maurice Jarre : générique de fin
De "Lawrence d'Arabie" à "La fille de Ryan", de "Paris brûle-t-il?" à "Witness" en passant par "Docteur Jivago", "La route des Indes", "Le jour le plus long", "Les professionnels", "Le Cercle des poètes disparus", ou "Le tambour" (pour ne citer qu'eux), Maurice Jarre aura écrit son nom au générique des plus grands films. Compositeur de génie (ses 12 pianos dans "Paris brûle-t-il?"), Maurice Jarre aura collaboré avec les plus grands réalisateurs, de David Lean à Alfred Hitchcock, de Clint Eastwood à Luchino Visconti. Il est décédé le 29 mars, à l'âge de 84 ans, à Los Angeles (Etats-Unis - Californie) où il sera incinéré jeudi.
"Le Cercle des poètes disparus" aurait-il été le film qu'il est sans Maurice Jarre? La question peut être répétée à l'infini tant ce compositeur français, né à Lyon le 13 septembre 1924, a su magnifier les films (plus de 150) auxquels il a collaboré. Un art pour lequel il a d'ailleurs reçu trois Oscars : en 1963 pour "Lawrence d'Arabie", en 1966 pour "Docteur Jivago" et en 1985 pour "La Route des Indes". Trois statuettes obtenues avec le même réalisateur, David Lean.
Celui qui possède une étoile à son nom sur la promenade de la gloire d'Hollywood a également reçu de nombreuses récompenses : Golden Globes Awards pour "Docteur Jivago" (1966), "La Route des Indes" (1985), "Gorilles dans la brume" (1989) et "Les Vendanges de feu" (1996); Victoire de la Meilleure musique originale en 1985 pour "Au nom de tous les miens"; César d'honneur en 1986, British Academy of Film and Television Arts (BAFTA) de la meilleure musique originale en 1990 pour "Le Cercle des poètes disparus" et un Ours d'Or pour l'ensemble de sa carrière à Berlin, en février dernier.
Après des études de musique, Maurice Jarre s'oriente vers la composition et écrit, en 1952, sa première musique de film à la demande du cinéaste Georges Franju pour le court-métrage "Hôtel des Invalides". Directeur musical du Théâtre National Populaire (TNP) pendant douze ans, de 1951 à 1963, il n'aura de cesse de collaborer avec de grands réalisateurs, comme Alain Resnais ("La mémoire du monde", 1956) ou Jacques Demy ("Le bel indifférent", 1957). C'est encore Georges Franju qui lui permettra de débuter dans le long-métrage avec "La tête contre les murs", 1958. Il travaillera avec lui sur "Les yeux sans visage" (1959), "Pleins feux sur l'assassin" (1961), "Thérèse Desqueyroux" (1962) et "Judex" (1964). Une carrière française à laquelle succède, très rapidement, une carrière internationale marquée par de nombreux chef d'oeuvre dont le "Thème de Lara" ("Docteur Jivago", 1965).
"Un grand compositeur qui nous lègue une oeuvre généreuse et majestueuse, une musique classique et populaire", a souligné le président Nicolas Sarkozy tandis que sa ministre de la Culture, Christine Albanel, a autant salué le "magnifique ambassadeur de la culture française dans le monde entier", que l'"auteur de thèmes et de mélodies universels qui ont accompagné de puissantes épopées cinématographiques".
A noter que Maurice Jarre était notamment le père de Jean-Michel Jarre, compositeur de musique électronique.
Stéphane Guihéneuf, mars 2009.
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30.03.2009
Marianne Faithfull au festival du chant de marin
Après Pascale Picard Band, Alan Stivell ou Yuri Buenaventura (lire), Marianne Faithfull. L'égérie rock est la tête d'affiche du festival du chant de marin. C'est ce qu'annonce aujourd'hui l'organisation du festival sur son site par un communiqué enthousiasme. "C’est fait, c’est signé". Après la Cité de la Musique, à Paris, les 17 et 18 juin, la chanteuse britannique jouera donc sur la scène Stan Hugill, à Paimpol, le 7 août prochain.
C'est en 1964 sa rencontre avec les Rolling Stones (1964) que Marianne Faithfull lance une carrière débutée quelques années plus tôt par l'interprétation de chansons populaires dans les cafés. Mick Jagger et Keith Richards écrivent pour elle "As Tears Go By", chanson phare qui lance sa carrière. "This Little Bird", "Summer Nights" et "Sister Morphine" (1969) vont asseoir sa carrière. Débute alors une période marquée par sa liaison (qui durera plusieurs années) avec le leader des Rolling Stones et son addiction au cannabis puis à l'héroïne, overdose et coma à la clé. Sa rupture avec Mick Jagger l'entraîne dans une consommation de drogues dures, s'installe à Dublin et enregistre "Dreamin' My Dreams" (1977). Des albums, on retiendra "Broken English" sur lequel on retrouve "Ballad of Lucy Jordan" (1979), "Strange Weather" (1987) et "Easy Come, Esay Go", album de reprises sorti en novembre 2008.
Stéphane Guihéneuf, mars 2009.
En savoir plus : mariannefaithfull / paimpol-2009
14:28 Publié dans En scène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marianne faithfull, rock, rolling stones, festival du chant de marin, paimpol
PPFC "Ne me touche pas"
L'air de rien PPFC sort, en avril prochain, son troisième album (chez Pias, après deux albums autoproduits). Sobrement intitulé "La valse des enragés", il propose des morceaux qui mélangent cordes et saxophone sur des textes qui parlent d'amour (le plus souvent). En attendant la chronique, voici un extrait : "Ne me touche pas", joué en public à la Maroquinerie.
En savoir plus : ppfc / zoneppfc
09:15 Publié dans Clip | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ppfc, ne me touche pas, la valse des enragés, chanson, rock
29.03.2009
Crosby, Stills & Nash reprennent la route
Quarante ans après Woodstock, festival rock où ils se produisirent devant un demi-million de personnes, Crosby, Stills & Nash reprennent la route. Le 3 juin, le trio lancera à Saint-Louis une tournée qui les conduira sur les scènes américaines de Chicago, New York et Boston avant de traverser l’Atlantique pour jouer dans six pays d’Europe: le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Irlande et la France où un concert est prévu à l’Olympia (Paris) le 4 juillet.
Les anciens compagnons de route - David Crosby (67 ans), Stephen Stills (64 ans) et Graham Nash (67 ans) -, sont connus pour leur harmonie vocale. Laquelle leur a valu une comparaison flateuse, celle d’être des "Beatles américains". Ils seront, en juin prochain, à l’affiche du festival de Glastonbury. Où l’on retrouvera également Blur, Bruce Springsteen et...Neil Young (dont "Fork in the road", nouvel album, sort en avril). De là à imaginer le retour de la formule à quatre, version Woodstock. Certains en rêvent déjà.
En savoir plus : crosbystillsnash
08:11 Publié dans En scène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crosby stills & nash, neil young, woodstock, folk
28.03.2009
Franz Ferdinand : concert privé ce soir
Canal+ propose, ce soir, le concert privé des Ecossais de Franz Ferdinand. Le quatuor y interprète les morceaux de son dernier album, "Tonight :". Un disque calqué sur le déroulement d'une nuit de fête, avec chansons dansantes et morceaux rêveurs. "Franz Ferdinand, le roi des nuits orgiaques", avance d'ailleurs Stéphane Koechlin dans le Figaroscope du 11 mars.
Enregistré dans une ancienne salle des fêtes de Glasgow, "Tonight :" navigue entre pop, rock, échappées électro et mélodies dancefloor. Mais "si les hymnes disco rock fontionnent, "Can’t Stop Feeling" est vraiment un titre d’eurodance pouet-pouet et du plus mauvais goût", regrette Jean-Marc Grosdemouge (m-la-music.net). "Le disque démarre à fond la caisse, proposant un funk brut qui excite l'oreille au début avant de susciter une légère lassitude", poursuit Stéphane Koechlin. "En vérité, on aime surtout la fin de l'album, plus inattendue, ce long morceau de psyché rock, agrémenté d'électro sauvage, joliment intitulé Lucid Dreams ; ou cette jolie respiration folk, Katherine Kiss Me. Un baiser final savoureux".
Reste que le côté années 80 ne séduit qu'à moitié Olivier Wicker. "Malgré un single réussi (Ulysses), on peut reprocher au troisième CD (Tonight Franz Ferdinand !) d’abuser de l’ironie rétro avec ses synthés sautillants très 80’s", écrit-il dans Libération le 17 mars. Un avis que ne partage pas Johanna Seban (Les Inrocks du 27 janvier). "Franz Ferdinand ressuscite ce songwriting et le modernise pour les clubs, agençant au final un disque à la fois riche du passé et parfaitement contemporain". Ce qui fait dire aussi à Hugo Cassavetti dans le n°3081 de Télérama du 31 janvier que les Franz Ferdinand "ressemblent de plus en plus au pendant aimable et actuel de la froide machine à tubes eighties qu'était le sous-estimé Duran Duran".
Reste que c'est sur scène qu'Alex Kapranos et les siens sont les meilleurs. Ce concert privé est l'occasion de le vérifier.
Stéphane Guihéneuf, mars 2009.
Aujourd'hui, de 22 h 15 à 23 h 35 sur Canal+.
08:44 Publié dans Boîte à musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franz ferdinand, tonight :, pop, rock, électro, dancefloor
27.03.2009
U2: un dernier tour?
54 minutes, c’est le temps qu’il aura fallu pour écouler les 90.000 places du Camp Nou, le célèbre stade de Barcelone, où les Irlandais de U2 donneront le premier concert de leur tournée mondiale le 30 juin. Cette tournée baptisée "U2 360° Tour" vise à promouvoir "No Line on the Horizon", leur dernier album.
Après l’Europe et la France (au Stade de France les 11 et 12 juillet et à Nice le 15 juillet), cette tournée les conduira aux États-Unis et au Canada. Reste à savoir si cette tournée mondiale n’est pas celle des adieux. A en croire Bono (Gala du 26 mars), qui reprend ce que laissait déjà entendre il y a peu le batteur Larry Muller Jr, le quatuor envisage de se retirer au sommet de sa gloire. A moins que cela ne soit qu'un nouveau coup de pub? (lire)
Affaire à suivre.
14:40 Publié dans En bref | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : u2, rock, pop, séparation
Les Spotnicks au septième ciel
Dans la pile de vieux 45-tours, l'EP de The Spotnicks fait un peu figure d'OVNI. En pleine période Yé-Yé, la formation suédoise reconnaissable à son look très futuriste est l'un des premiers groupes expérimentaux.
Les Français les découvrent lors de leur passage à l'Olympia, le 28 novembre 1962. "La polularité (...) s'est jouée en un temps record, celui qu'il faut pour que les vagues du rideau rouge de l'Olympia les découvrent au public", peut-on lire dans le magazine Salut Les Copains de mai 1963. Qui va même tenter de "démonter le mystère". Deux mois plus tard, c'est au tour de Bonjour les Amis de proposer une "leçon de guitare avec les Spotnicks".
C'est à Göteborg, en 1957, année du lancement par l'URSS de son premier satellite Sputnik 1, que le groupe voit le jour. Bo Winberg, Bob Lander, Björn Thelin et Öve Johanson, qui sera remplacé plus tard, vont, à l'image de The Shadows, s'imposer comme l'un des groupes instrumentaux les plus célèbres de leur époque. Même si "leurs enregistrement comme leur image sont marqués par leur époque, il reste un son inimitable, lumineux comme un Spotnick", écrivent Christian Victor et Julien Regoli dans "Vingt ans de rock en France" (1978, Albin Michel).
Ce son, c'est avant tout celui de Bo Winberg, guitariste (une Fender Stratocaster) et ingénieur en électronique. Une musique qui, poursuit Salut Les Copains "manque souvent de la souplesse, du swing, de l'esprit inventif dont peuvent s'enorgueillir à juste titre de rares Anglais (les Shadows par exemple)", et qui, en raison de sa complexité ne peut être jouée qu'en play-back sur scène. A noter que le batteur Öve Johanson sera remplacé en 1963 par Derek Skinner, puis dès 1965 par Jimmy Nicol, connu pour avoir été, en juin 1964, un membre temporaire des Beatles.
Stéphane Guihéneuf, mars 2009.
08:54 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the spotnicks, the beatles, amapola, musique instrumentale
26.03.2009
Herman Dune : "C'est comme une enquête de Columbo"
La tournée de Herman Dune passe par le Finistère pour deux soirées à Brest et Rosporden. David-Ivar, l'un des membres du duo folk-pop s'est prêté au jeu des questions réponses.
Pour tous ceux qui ne connaissent pas Herman Dune, pouvez-vous vous présenter?
Herman Dune, c’est comme une autre personne avec qui Neman et moi vivons. C’est Herman Dune qui s’exprime avec mes chansons, en jouant avec Neman. J’aime écrire pour Herman Dune, je me sens bien avec ça, c’est comme une enquête du lieutenant Columbo, je sais comment ça se déroule, mais ça me surprend toujours, et plus je le connais, plus je les aime ces aventures.
On caractérise votre style comme étant à la fois folk et pop? Est-ce juste?
Je pense que la chanson Pop puise dans les musiques Folk pour aller dans une autre direction; l’artiste pop est un individu, l’interprète Folk transmet des traditions. J’aime les deux : les traditions en musique mais je me mets aussi au centre de mon écriture, comme interprète, comme créateur de forme et de fond aussi. Je pense que la musique Folk (et c’est une de ses grandes beautés, je trouve) existe par elle-même, transmise par des interprètes qui mettent leur talent et leur art a son service. Dans la Pop, j’aime trouver mes talents et mon art dans la création, dans l’invention, au risque de prendre des chemins inconnus, des détours.
Quelles sont vos influences musicales?
Comme influences, je citerai: Chuck Berry, Bo Diddley, Ray Charles, The Everly Brothers, Bob Dylan, The Beatles, The Rolling Stones et Leonard Cohen.
Alors que "Giant" avait été unanimement salué par la critique "Next Year In Zion", votre dernier album, divise. Est-ce selon vous lié au départ d’André?
J’aime quand mes albums sont salués, évidemment, mais ce ne serait pas sérieux si j’attendais l’évaluation d’un article pour me dire si je suis satisfait de notre travail. Il y a sûrement mille raisons de bouder cet album, et certainement mille raisons de l’aimer, c’est une question de choix, après, au moment d’écrire. J’espère que ceux que cet album ne passionne pas aimeront le prochain, c’est tout…
Le départ d’André? C’est-à-dire, ça faisait longtemps qu’on en avait besoin je pense, et lorsqu’enfin on se l’est avoué il y a trois ans, j’ai eu l’impression de respirer. Il y avait trop de distance entre ce qu’il voulait et ce que je voulais, ça me déprimait… Donc, je pense que c’est certainement quelque chose qu’on peut sentir sur scène, je suis plus à l’aise.
Finalement Herman Dune à deux, sans André, est-ce toujours Herman Dune?
Et The Velvet Underground sans John Cale, c’est toujours The Velvet Underground? The Rolling Stones sans Brian Jones, c’est toujours The Rolling Stones?, The Folk Implosion sans John Davis, c’est toujours The Folk Implosion? Ce genre de questions se trouve partout dans l’histoire du Rock, c’est dommage.
Comment vous voyez votre futur musical?
Ce n’est pas à moi de le voir, Il sera ce qu’il sera, j’espère juste continuer ce projet tant que j’en ai l’envie…
La première partie est assurée par Dick Turner, pourquoi ce choix?
Dick Turner est un poète que j’admire beaucoup, je l’ai rencontré alors qu’il venait tout juste de commencer à chanter ses poèmes en musique. Il est excellent, c’est surtout ça, et l’emmener avec nous, pour nous, c’est pour que d’autres gens l’entendent.
Propos recueillis par Stéphane Guihéneuf.
Interview publiée dans Le Télégramme du 24 mars 2009.
09:29 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : herman dune, pop, folk
25.03.2009
Polar "French songs" (Virgin / Emi)
Timbre à la Cali (dont il a fait la première partie) sur "Ne te laisse pas éteindre", Polar (alias Eric A Linder) revient avec des chansons françaises. Celui que l'on avait connu plutôt rock à ses débuts se dévoile sur "French songs" un songwriter habile. Comme pour mieux nous dérouter, "Assez pour nous" (voir le clip), morceau rythmé avec lequel s'ouvre l'album, est plutôt rock, pop anglaise. Mais il est l'exception sur un disque à l'orchestration fouillée, avec cuivres, cordes, fanfare ("Amène le vent").
Moins électrique que "Jour blanc", plus folk, s'appuyant sur des bits électro ("Etoile fuyante") ou des sonorités celtiques ("Ne te laisse pas éteindre"), "French songs" laisse surtout toute sa place à la voix, lumineuse, du chanteur. Construites au fil des rencontres - Stephan Eicher pour la mélodie de "Avec des si", Pierre-Dominique Burgaud pour les textes de "Assez pour nous" et "Le chauffeur" -, les chansons parfois intimistes ("Mon corps se souvient") ont été confiées aux bons soins de Régis Ceccarelli (Tété, Keren Ann, Jean-Louis Murat, Abd Al Malik …) et de Jean Pierre Sluys (Anis). L'album s'achève par "A la fraîche" et "Some velvet Morning". Une chanson écrite par Lee Hazlewood et qu'il interprète en anglais et en duo avec Loane.
Stéphane Guihéneuf, mars 2009.
En savoir plus : Polar
08:56 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : polar, french songs, folk, pop
24.03.2009
Dominique A "Immortels"
"La Musique", huitième album de Dominique A est attendu le 6 avril. Un disque enregistré en solo, à la maison, comme l'était son premier album et illustré par la photographe Maria Mochnacz (PJ Harvey, Giant Sand, Robert Plant...). "Immortels", est le premier extrait. La réalisation du clip a été confié Gaëtan Chataigner.
En savoir plus : Dominique A / Cinq7
09:04 Publié dans Clip | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique a, immortels, la musique, pop, rock








