20.07.2009
Vieilles Charrues : Cabrel à mourir, Doré out
Dernier jour, hier, de la 18e édition du festival des Vieilles Charrues, à Carhaix. L'occasion pour le festivalier de faire un tour du côté du Cabaret breton, histoire de voir, histoire d'entendre aussi. Et là, belle surprise, avec Al Wasan qui conjugue à la tradition orientale - le Oud d'Elia Khoury par exemple -, le chant breton de Marthe Vassallo. Un petit moment de bonheur. Une pause bien agréable après le gars Doré.
Bon, d'accord, le juju ce n'est pas ma tasse de thé. D'accord, le bonhomme a tout fait pour plaire à ces dames (plutôt demoiselles) mais, il faut bien le dire, n'a guère été convaincant. "Excellent", c'est ce que son dernier titre nous laisse entendre. C'est ce que Julien Doré a certainement voulu que l'on retienne de lui. Alors excellent? Pas si sûr que cela. Suffit-il de faire le zouave sur une enceinte ou de nous sortir un renard empaillé pour emporter la mise ? Non. Pas convaincu mon juju. Pas brillant le garçon. Suffit pas d'avoir le nom qui va bien, encore faut-il avoir le talent, et là, patatras, c'est raté.
C'est avec "We walk", extrait de "We started nothing" que The Ting Tings a ouvert son set. Si le français de la belle Katie White est, selon elle, "merdique", le show proposé par les Mancuniens a fait bouger la prairie. Dès les premières notes de "Shut up and let me go" ou de "That's not my name", le public, tassé comme jamais, n'a fait qu'un bond. Impressionnant.
Transgénérationnel. Le mot est lâché. Hier, devant la grande scène, le vocable avait même revêtu un visage, celui, pluriel, des amateurs de Francis Cabrel. Jeunes, moins jeunes, tous se sont pressés pour écouter, et surtout chanter, avec lui. Vingt ans après l'avoir découvert sur une scène nantaise lors de la tournée "Sarbacane", ou au Zénith de Paris lors de la tournée "Samedi soir sur la terre", j'ai retrouvé un Cabrel visiblement heureux d'être là. Et le gars d'Astaffort n'a pas déçu.
S'il a offert quelques morceaux de son dernier album ("Des roses et des orties"), Francis Cabrel a surtout survolé son large répertoire, préférant d'ailleurs les titres qui ont écrits son histoire : "Les Chemins de traverse", "Encore et encore", "La cabane du pêcheur" (voir ci-dessous), "Rosie"....
Forcément, des les premières notes de "Petit Marie", le public reprend en choeur. Et il est toujours aussi présent lorsqu'il interprète "L'Encre de tes yeux", "La dame de Haute-Savoie", "Les Murs de poussière" jusqu'au final, seul face à un choeur de 40.000 personnes, pour "Je l'aime à mourir". Hier soir, Carhaix a aimé Francis Cabrel à en mourir. Et lui a ouvert ses bras.
Stéphane Guihéneuf, juillet 2009. Photos SG.
13:57 Publié dans En scène | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vieilles charrues, cabrel, ting tings, al wasan, doré, rock, pop, chanson, festival, télégramme









Commentaires
Trop bien ... Merci pour la vidéo, Francis toujours en forme
Ecrit par : Benjamin | 21.07.2009
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