30.04.2010

Jamaica "I Think I Like U 2"

Le duo parisien Jamaica, autrefois Poney Poney, déboule avec "I Think I Like U 2". Un single dont le clip est à découvrir ci-dessous.

14:40 Publié dans Clip | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jamaica, i think i like u 2, new wave, grunge, electro, poney | | |

Fool's Gold "Fool's God" (Cinq7 / Wagram)

foolsgold.jpgIl y a les groupes qui picorent dans les musiques africaines (cf : Vampire Weekend) et il y a ceux qui les dévorent. Fool's Gold, formation de Los Angeles à géométrie variable (jusqu'à douze musiciens), fait partie de la seconde catégorie.

Mêlant guitares éthiopiennes et touaregs, rumba congolaise et afrobeat, la pop de la côte ouest aux douceurs, le tout dans un son très "âge d'or seventies", la joyeuse bande forme un patchwork hétéroclite déroutant et très tonique.

Et pour ajouter encore un peu d'originalité, c'est en hébreu, sa langue natale, que Luke Top chante parfois sur ces huit titres qui font de ce premier album l'une des sensations du printemps. Sensation, et plaisir, jubilatoires qui se prolongeront certainement cet été.

Pascal Cabioch, avril 2010.
Chronique publiée le 22 avril 2010 dans Le Télégramme.

09:05 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fool's gold, pop, world, luke top, ruma, afrobeat, cabioch, télégramme, soul | | |

29.04.2010

Chapel Hill "Ramblin' Man"

En septembre dernier, Chapel Hill reprend sur scène "Ramblin' Man" de Hank Williams. Un titre à retrouver sur "If these wings should fail me", deuxième album du groupe.


Ramblin' Man - Live @ PréO - September 2009
envoyé par chapelhill. - Regardez plus de clips, en HD !

Darko Rundek "Live in youth club Belgrade" (Piranha / L'Autre Distribution)

DarkoRundekLive.jpgRévélé en France avec ses deux albums solos, les excellent "Ruke" (2004) et "Mhm a-ha Oh Yeah Da-Da" (2006), le trop méconnu Darko Rundek est de retour avec un live enregistré chez lui, en ex-Yougoslavie.

A Belgrade, lui le Croate qui fut contraint de quitter Zagreb pour rejoindre Paris dans les années 90 alors qu'il y était devenu une "star" avec son groupe, Haustor. Ses fans de l'époque le sont toujours, à sentir l'ambiance de cette captation, et sont aujourd'hui rejoints par ceux qui sont tombés sous le charme de ce mélange de Tom Waits et d'Arthur H à la sauce Balkans.

Entouré de son groupe, le Cargo Orkestar, tout aussi joliment déglingué que lui, le beau Darko revisite 14 titres qui devraient lui offrir, enfin, une reconnaissance plus grande. Et m&éritée.

Pascal Cabioch, avril 2010.
Chronique publiée le 15 avril 2010 dans Le Télégramme.

28.04.2010

Fool's Gold "Nadine"

Extrait du premier album de Fool's Gold, voici "Nadine".

15:05 Publié dans Clip | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fool's gold, pop, world, luke top, rumba, afrobeat, nadine, soul | | |

Wave Machines "Wave if you're really there" (Neapolitan / Real World Music)

wavemachines.jpgAvec "Wave if you're really there" (Voir le clip de "Keep the lights on"), les quatre Britanniques de Wave Machines signent la bande originale irradiante de l'été qui s'annonce. Certes, la production est un brin trop léchée, mais passée la première écoute, on se dit qu'on tient là une pépite.

Dès le deuxième morceau, l'auditeur est pris par surprise par le tubesque "I go I go I go". Il en va ainsi par la suite : les morceaux intimistes ("Punk spirit" et la chanson-titre) préparent la place pour des plages remarquablement rythmées (voir l'ahurissant "The greatest escape we ever made"), pièce maîtresse de cet opus).

L'album se referme de façon inattendue avec "Dead houses". Blips électro et guitares cèdent alors la place à des claquements de mains résonnant dans un choeur d'église, précisément l'endroit où ce bijou a été enregistré.

Emmanuel Blumstein, avril 2010.
Chronique publiée le 15 avril 2010 dans Le Télégramme.

 

 

27.04.2010

Saez "Ma petite couturière"

Alors que "J'accuse" vient de sortir, Damien Saez vient d'annoncer sur Dailymotion et sur son site la sortie d'un nouvel album pour octobre 2010. Un disque précédé dès à présent par "Ma petite couturière", morceau dans la droite ligne de l'album qu'il vient de publier. Un titre qu'il est également possible de télécharger ici.


SAEZ Ma petite couturière (Octobre 2010)
envoyé par Blooms. - Regardez d'autres vidéos de musique.

14:45 Publié dans Extrait musical | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saez, ma petite couturière, chanson, rock, j'accuse, téléchargement | | |

Chapel Hill "If these wings should fail me" (Cosmopolite / Ild)

chapel-hill.jpgAprès "Songs to Die For", premier album de ce groupe français conduit par Nathan Symes, Chapel Hill revient avec "If these wings should fail me". Un disque rock ("When The lights Begin to Dim"), noir (à l'image de ces corbeaux qui illustrent la pochette) et porté par le premier single "When The lights Begin to Dim".

Les arrangements sont dépouillés et gagnent en efficacité. Les histoires parlent de mort et d'amour. Ce nouvel opus du groupe, qui tire son nom de cette ville de Caroline du Nord où Nathan Symes a vu le jour, propose des folk traditionnels ("In my Time of Dying", "Evening so Soon"), des ballades ("In Your Room"), des morceaux qui balancent entre blues et country.

Chapel Hill reprend également "Ramblin' Man". Un titre de Hank Williams, ce chanteur et guitariste américain qui a été élevé au rang d'icône de la musique country et du rock. Un morceau livré dans une version live (et dont le clip est proposé en bonus) comme l'est également "Could This be The End ?". On y entend également une reprise de "In Your Room", morceau signé Sara Lov and Dustin O'Hallora des Devics, formation Dream pop de Los Angeles.

Stéphane Guihéneuf, avril 2010.

26.04.2010

Fiction Plane "Push me around"

En juillet dernier, Fiction Plane, groupe britannique composé de Joe Sumner (fils de Sting), Pete Wilhoit et Seton Daunt, avait joué en première partie de Bruce Springsteen lors du festival des Vieilles charrues. Après le succès de "Two Sisters" et "It’s a Lie" (extraits de "Paradiso", 2009), la formation revient avec "Push me around". Un morceau qui annonce l'abum "Sparks" et que l'on retrouve en live. C'était à Meribel en mars dernier.

Saez "J'accuse" (Cinq7 / Wagram)

saez.jpgC’est un Saez, point levé et très rock qui revient avec "J’accuse". Un disque en français qui fourmille de références, entre Noir Désir et Rimbaud.

Après l’excellent triple album "Varsovie - L’Alhambra - Paris" et un "Yellow tricycle" passé totalement inaperçu, Damien Saez, basse en avant, renoue avec le rock saturé et chanté en français.

Empruntant à Zola un verbe lourd de sens, "J’accuse" est le regard que jette l’artiste sur un monde qui se délite. Entre chanson pour les cons ("Les Anarchitectures", livrée a cappella), dénonciation de notre société de consommation, mère selon lui de toutes les exclusions ("J’accuse"), et attente vaine d’une issue ("Les printemps"), Damien Saez continue de sonner la révolte dans les campagnes.

Forcément, ça gène, lorsqu’il évoque "les gauchistes dans la droiture" ou "les féministes qui manquent de couilles". Ça grince aussi lorsqu’il évoque le marteau et l’enclume, raconte ses filles seules au bar qui espèrent rencontrer Dieu, chante "Des P’tits sous" après lesquels tout le monde court.

Noir Désir, Brel, Ferré

Entre "La bombe humaine" ("Pilule") et "L’homme pressé", Saez dénonce pêle-mêle tous les maux à coup de guitares saturées et de basse lourde. C’est sombre, alarmant, pesant, déconseillé aux dépressifs. Cela pourrait devenir très vite pénible si Saez n’avait pas eu la présence d’esprit de distiller ici et là des histoires de femmes, celle de "Marguerite" ou de "Lula".

Une chanson dans laquelle la référence à Noir Désir, déjà très présente sur "Cigarette" à l’écriture superbe, est évidente. Il y a aussi cette "Marguerite", belle "comme un accident d’bagnole", dont Saez effeuille à la guitare folk les pétales. L’écriture poétique qui chez Saez n’est pas un vain mot, donne aux mots leur puissance et évoque la force d’un Ferré ou pour" Marguerite", la "Madeleine" de Brel. L’air de rien, de bateaux ivres ("Printemps") en cours des lycées, "J’accuse" fourmille de références.

Le censuré se fait censeur

Avec ses terminaisons en "é" qui chantent et son poing levé, Saez peut toutefois vite passer du statut de chanteur énervé à celui de chanteur énervant. Depuis que "Jeune et Con" l’a révélé au public, il cultive cette ambiguïté : artiste détesté par les uns, adulé par d’autres. Et ce n’est pas ses prises de position qui vont apaiser les tensions.

Cette femme nue dans un Caddie de supermarché qui s’affiche en pochette a été censurée, jugée trop choquante. Censure a crié Saez. Mais en montant au créneau contre la parodie (pitoyable et grossière) de sa chanson titre livrée par Johann Roques, Saez joue à sa manière les censeurs contre lesquels il s’élève. Preuve que l’artiste, s’il est exigeant cultive la contradiction à la limite de l’intransigeance.

Stéphane Guihéneuf, avril 2010.
Version longue de la chronique publiée dans Le Télégramme du 22 avril 2010.

09:05 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saez, j'accuse, censure, varsovie, l’alhambra, paris, yellow tricycle | | |

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