22.11.2011
dEUS "Keep you close" (Pias)
"Keep you close", c'est le titre du dernier album des Belges de dEUS. Un album qui, contrairement à celui de Coldplay, séduit. "La bande de Tom Barman revient à son plus haut niveau", écrit Matthieu Millecamps dans Nord éclair du 25 octobre. Considéré par beaucoup comme un retour aux sources cet album marque selon lui par son "éclectisme, (son) énergie et (sa) fièvre créatrice". Un disque qui "confirme le rang d’un groupe phénoménal et plus radieux que jamais", écrit Jean Philippe Quignon dans Le Télégramme du 27 octobre.
Des avis qui ne sont tous aussi élogieux. "Pas parfait, mais toujours pertinent", tel est le sentiment de Laurent Hoebrechts dans Le Vif du 13 septembre. Alors que Tom Barman, leader de la formation a souhaité se recentrer sur le groupe, Laurent Hoebrechts est lui plus perplexe, se demandant si "le jeu collectif est ce qui convient le mieux à Barman". De son côté, Sophie Rosemont note dans Rolling Stone du 19 septembre qu'"il y a à boire et à manger tout au long de ce nouvel album". Et si "aucun risque n’est pris", elle constate elle aussi que "le gang belge semble renouer avec les remous mélodiques de ses débuts", considérant finalement que le disque est bâti pour "nous garder acquis à leur cause". Enfin pour Les Inrocks du 6 octobre, dEUS "signe un album irrégulier, d’où s’échappent des instants magiques ou de tension sensuelle". C'est déjà ça.
Stéphane Guihéneuf, novembre 2011.
09:00 Publié dans Disque en revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : deus, keep you close, tom barman, rock |
| |
09.11.2011
Coldplay "Mylo Xyloto" (EMI)
"Mylo Xyloto" est le cinquième album du groupe de rock britannique Coldplay. Un album jugé "plutôt décevant" par Xavier Frère dans L'Est Républicain du 4 novembre. Outre "LA faute de goût : ce duo avec Rihanna" notre confrère de regrèter le son "boursouflé", la "cascade d'effets" et la voix "noyée" du leader d'une formation qui "après une décennie de carrière est à un carrefour". Un disque jugée "accrocheur, mais prévisible" par Cédric Bélanger qui sur Canoe, le 25 octobre dernier, constate que la formation "a mis sa créativité au neutre", regrettant le retour des "tics" comme les "refrains grandioses" et "les ballades tristounettes". Sans oublier "la présence peu inspirante de Rihanna".
Un album qui "n'a rien de bien savant" assure Laurent Hoebrechts dans Le Vif du 24 octobre. Il juge l'album "impressionnant d'emphase mais trop rarement inspiré". Un disque qui finalement "tourne à vide, coincé dans ses gimmicks mélo-pompiers". Quant à Alain Brunet chroniqueur à La Presse, il asure sur son blog qu'il n'y a entendu "rien d’autre que du Coldplay qui fait du Coldplay, que des chansons à numéro qui feront gonfler les statistiques, remplir les stades et arénas" et finalement "rien de bouleversant". Voilà qui est dit.
Stéphane Guihéneuf, novembre 2011.
09:00 Publié dans Disque en revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coldplay, mylo xyloto, pop, rock |
| |
04.06.2011
Ben Harper "Give till it’s gone" (Virgin)
Ben Harper est de retour avec "Give till it's gone" pour lesquels les avis divergent. Ainsi, Nicolas Teillard (France Info du 24 mai) note que cette "bête de scène", ce "musicien et compositeur hors-pair (...) n’a pas perdu de sa superbe mais (qu')il serait bon que ce talent se traduise à nouveau dans ses albums !". On l'aura compris, notre confrère est ressorti déçu sauf à l'écoute de "Get There From Here" (en duo avec Ringo Starr) qu'il considère comme le "grain de folie instrumental" d'un album qui ne "laissera pas un souvenir impérissable".
Même si "Ben Harper revient à un rock plus conventionnel, soutenu par les riffs de guitares, et plus commercial", écrit Christian Panvert (The Associated Press). "Même s'il ne surprend plus trop avec des sonorités déjà entendues", écrit Guillaume Torrent pour MusicActu, "le Californien nous fait en tout cas une nouvelle fois voyager en beauté aux racines du blues/rock". Christian Larrède écrit sur music-story que l'artiste "signe manifestement ici un retour efficace (...) vers un rock basique, immédiat et jouissif" mais reconnaît aussi que "l’absence de reliefs, de contrastes, et de nuances, interdira une plus totale adhésion".
Alors que dans l'Humanité (19 mai 2011) Victor Hache évoque un "album à l’esprit libre, un peu foutoir par moment et presque trop soutenu côté riffs de guitares, mais qui ne manque pas de créativité", Karine Vouillamoz dans Le Matin (14 mai 2011) voit un "album de rock sauvage et urgent". Onze chansons qui, selon Frédéric Jambon (Le Télégramme du 19 mai 2011) "révèlent un Ben Harper positif, au sommet de son art de mélodiste et de chanteur".
Stéphane Guihéneuf, juin 2011.
09:10 Publié dans Disque en revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ben harper, give till it’s gone, pop-soul, rock psyché, rythm’n blues |
| |
20.02.2011
PJ Harvey "Let England Shake" (EMI)
C'est avec la plume d'une chroniqueuse de guerre que PJ Harvey a écrit "Let England Shake", son huitième album en studio. Un disque qui chante la perte des illusions. "Loin d'être un album intimiste, (c'est) un disque engagé, ouvert au monde (...) mais à l'atmosphère générale plutôt apaisée", écrit Clémentine Goldszal dans Le Point. Un disque que notre confrère qualifie d'"irritant et brillant". Pour cette voix (cristalline) du rock, l'évocation des tourments du monde dans ce qu'ils ont de plus sanglant est une première. Même si, souligne-t-elle dans Métro, "ce n’est pas un concept-album".
Une oeuvre qualifiée de "magistrale" par Paola Genone dans l'Express. Et qui a demandé à l'artiste quelque trois années de recherches, de lectures d'écrits historiques en documentaires. Des images de guerres portées par une écriture fine, presque poétique. Des maux posés sur des mélodies légères travaillées comme à son habitude en compagnie de John Parish et Mick Harvey. Le tout a été enregistré dans une église du Dorset. "Un album grave qui met, de bout en bout, en joie", comme l'écrit si bien Hugo Cassavetti dans sa chronique (Telerama n°3188). A l'image de cette grande dame du rock.
Stéphane Guihéneuf, février 2011.
09:05 Publié dans Disque en revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pj harvey, let england shake, rock, goldszal, metro, genone, cassavetti, telerama, express |
| |
15.01.2011
Bruce Springsteen "The Promise" (SonyMusic)
Il est là, pensif, fessiers posés sur le capot de sa voiture sur un chemin poussiéreux. Il, c'est le Boss, Bruce Springsteen dont "The lost sessions : Darkness on the Edge of Town" (l'album est sorti en 1978) sont regroupées dans un double album : "The Promise". On y entend "Because the night" dans sa version première avant que Patti Smith ne se l'approprie (il lui a offert le morceau). Entre ballades splendides ("Someday") et inédits, "The Promise" est le témoignage d'un rock sans concession.
Des chansons "aussi puissantes et bouleversantes qu'au premier jour", pouvait-on lire le 21 décembre dernier dans La Dépêche. "Ces compositions ne sont pas des raretés dispensables, mais bel et bien au contraires des pièces essentielles de son imposante oeuvre", écrit Guillaume Torrent (musicactu, 22 décembre). Xavier Bonnet (Rolling Stone, décembre 2010) souligne quant à lui que Bruce Springsteen "n'a pas fait mieux depuis bien longtemps". Un disque qui montre selon Andy Gill (The Independant, 12 novembre 2010) que le Boss est aussi l'un des meilleurs "pop songwriters". En témoigne "Because the night" ou "Fire" offert à The Pointer Sisters.
Stéphane Guihéneuf, janvier 2011.
09:00 Publié dans Disque en revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruce springsteen, the promise, boss, rock, darkness on the edge of town |
| |








