04.11.2009
Renan Luce "Le clan des miros" (Barclay / Universal)
Avec "Repenti", son premier album, Renan Luce a cassé la baraque : près de 800.000 exemplaires et deux victoires de la musique. Le Breton, que l'on a vu en juillet dernier au festival des Vieilles Charrues, va tenter la même chose avec "Le clan des miros" qui vient de sortir. L'album a été annoncé tout l'été par "La fille de la bande". Alors qu'"On n'est pas à une bétise près", chanson générique du film "Le Petit Nicolas", est sur toutes les ondes, petite revue de disque.
Si, comme le souligne Victor Hache dans l'Humanité du 23 octobre, Renan Luce "a d’abord voulu se faire plaisir", ce nouvel opus "risque de décevoir tous ceux qui ont adoré "Repenti"", note Sophie Delassein dans Le Nouvel Observateur du 15 octobre. Notre consoeur n'a visiblement pas apprécié : "difficile d'être ému par un puceau qui va aux putes ou une autostoppeuse en cavale". Voilà qui est dit. Même constat pour Laurent Hoebrechts. Dans Le Vif du 23 octobre, il écrit que "Le clan des miros" est "un poil trop lisse, un poil trop gentil" et bien que "rempli de petits récits" il "se déroule sans histoire". Moins négatif, il ne voit "aucune raison de bouder ce second album si l'on a apprécié le premier".
Laurent Hoebrechts regrette "une chanson astucieuse, mais sans aspérités". Et il n'est pas le seul. Gilles Médioni dans L'Express du 12 octobre dresse le même constat : "Plaisant mais trop poli, plus malicieux que canaille, nostalgique sans le charme du rétro, le chanteur louvoie et nous laisse entre deux eaux". "L'image reste floue", écrit-il en référence à la pochette qui le montre derrière une vitre sur laquelle coule les gouttelettes de pluie. Télérama (le n° 3118 du 17 octobre 2009) lui donne trois F. "Pour autant, on n'est jamais bouleversé", souligne Valérie Lehoux dans sa chronique. Mais, reconnaît-elle, Renan Luce "sait agencer ses historiettes de plaisante manière, capable de rebondissements inattendus".
Les textes "racontent le quotidien ou dressent au autoportrait souvent sincère", souligne Marion Bernard sur France Info. Surtout, le chanteur "parvient à éviter la mièvrerie en dépit du caractère teinté de naïveté de ses petites histoires", poursuit Victor Hache dans l'Humanité. "Avec ses histoires à rebondissements, ses blagues de garnement et ses portraits touchants, "Le clan des miros" est bien le disque de la confirmation attendu", écrit Frédéric Jambon dans Le Télégramme du 12 octobre. "Musicalement plus riche et gardant la même patte humaniste" pour Yannick Delneste dans Sud Ouest du 11 octobre, "Le Clan des miros" est pour Victor Hache un "album aux mélodies soignées et à la poésie douce-amère".
Avec ce nouvel opus "le chanteur français tient toujours son cap, en direction du grand public", constate Fabrice Gottraux dans la Tribune de Genève du 10 octobre. Il "s’impose définitivement comme l’un des auteurs les plus brillants de son temps", écrit Emmanuel Marolle dans Le Parisien du 5 octobre. "Artisan de la chanson" pour Victor Hache, il est "dans la famille des chanteurs-conteurs populaires (...) l'un des enfants les plus habiles du moment", termine Valérie Lehoux.
Stéphane Guihéneuf, novembre 2009.
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18.09.2009
Muse "The Resistance" (Warner)
Le trio britannique Muse, composé de Matthew Bellamy (guitare et chant), Chris Wolstenholme (basse) et Dominic Howard (batterie), vient de sortir "The Resistance". Un cinquième opus "plus grandiloquent que les quatre précédents réunis", écrit Julien Bordier dans L'Express. En forme d'opéra rock, l'album "est d'une ambition démesurée", poursuit-il. Dénonçant les travers de la société britannique, "The Resistance" "se pose en disque de combat", souligne François Barras dans La Tribune de Genève.
"Joyeux mélange foutraque de sons d’ici et d’ailleurs, d’influences curieuses et surprenantes qui renouvèlent agréablement le style du groupe", comme l'écrit Jean-François Morisse dans Première, ce nouvel album est "un croisement plutôt réussi entre le Queen des années conceptuelles et la bande originale d’un blockbuster futuriste en 3D", peut-on lire sous la plume de Jérôme Vermelin dans Métro France.
Avec "un album symphonique et apocalyptique (...) Muse propose une belle alternative à la pop et à la dance actuelles", constate Karine Vouillamoz dans Le Matin. Mais c'est aussi, selon Marion Bernard (Info musique), "un album taillé pour soulever les cœurs adolescents".
Stéphane Guihéneuf, septembre 2009.
11:00 Publié dans Disque en revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : muse, the resistance, rock, l'express, métro, première, le matin, info musique, la tribune de genève
16.09.2009
Prince "Lotusflow3r" (NPG Records / Because Music)
Personne n'a oublié le raz-de-marée provoqué par "Purple rain". Prince (de son vrai nom, Roger Nelson) est de retour avec "Lotusflow3r". Un triple album, sorte de "trip en trois dimensions où Son Altesse Pourpre se décline successivement en monarque funk ("MPL Sound"), en suzerain du blues ("Lotus Flow3r") puis en éternel pygmalion ("Elixir", l’album de sa dernière protégée Bria Valente)", écrit Gérard Bar-David sur SFR Musique. Ce triple album n'est pas une première pour le kid de Minneapolis qui, en 1998, offrait même avec "Crystal Ball" un quadruple album. Mais qu'importe le nombre, reste à savoir si la qualité est là.
"Sur les trois albums (...), un seul sauve la mise", écrit Stéphanie Binet dans Libération. Qui, dans ce "bouquet fané", retient "Lotusflow3r" déconseillant "les dix titres de sa protégée, Bria Valente" et "MPLsound", le seul à être vendu séparément. Reste que cet exemplaire "ne surprend pas par son originalité", écrit Fabrice Aubert sur le site de TF1. "Prince fait du Prince", poursuit-il. Pour reprendre l'expression de Jean-Marc Grosdemouge (m-la-music), le maître de Paisley Park (son studio) est "en pilote autométique, (...) il mouline du Prince".
Et si "le prolifique artiste, qui avait beaucoup déçu sur son dernier disque, renoue avec la qualité", souligne Benjamin Cormier dans La Voix du Nord, notre confrère retient "davantage la richesse musicale et "transgenres" d’un Prince, qui ne surprend plus autant qu’il y a 20 ans, mais qui reprend ici le sceptre qu’il a parfois lâché".
Stéphane Guihéneuf, septembre 2009.
09:15 Publié dans Disque en revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prince, lotusflow3r, mpl sound, elixir, soul, pop, blues, libération, m-la-music, tf1
14.09.2009
-M- "Mister Mystère" (Barclay / Universal)
Après "Qui de nous deux", son précédent opus, -M-, alias Matthieu Chédid, a éprouvé le besoin de prendre du temps. Un temps qu'il a mis à profit pour concocter "Mister Mystère" en compagnie notamment de Brigitte Fontaine qui lui a écrit la chanson titre. Un album porté par "Le roi des ombres" dont le clip est à revoir ici.
Alors que penser de ce nouvel opus ? C'est un "nouvel album plein d'audaces", souligne Olivier Nuc dans Le Figaro. Un album marqué par une "écriture claire et ciselée, (d)es mélodies originales et (une) guitare omniprésente", poursuit Marion Bernard dans Info musique. S'il a laissé de côté les capes, -M- a également troqué le rose pour le noir et le blanc. Et nous livre "un album qui joue l'ombre et la lumière, souffle le chaud et le froid, balance entre le dedans et le dehors, la thèse et l'antithèse", constate Thierry Gandillot dans Les Echos.
"Un disque insolite", renchérit Benjamin Locoge dans Paris Match. Pour son nouvel album, -M- s'est adjoint les services de la famille. Louis Chedid, le père, dont il revisite "Hold up", a supervisé la création d'un album pour lequel la poète Andrée Chédid, la grand-mère de -M-, a signé des textes et sur lequel on entend une de ses soeurs (Anna) alors que Joseph, son frère, a composé les musiques. Une histoire de famille pour un album qui, visiblement, séduit. Comme le souligne Thierry Gandillot, "Mister Mystère" est un album "total qui associe toutes les expériences sensorielles".
Stéphane Guihéneuf, septembre 2009.
09:00 Publié dans Disque en revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : -m-, chedid, mister mystère, pop, rock, le figaro, les échos, france info, paris match
24.04.2009
Depeche Mode "Sounds of the universe"
"Tandis que l’autre fleuron pop des années 80, U2, est à court d’idée, Depeche Mode se porte à merveille. Mieux (...) le trio l’emporte sur bien des initiatives récentes alliant électronique et rock", s'enthousiasme Fabrice Gottraux dans La Tribune de Genève à propos de "Sounds of the universe". Le douzième album de Depeche Mode, sorti lundi, avait été précédé du single "Wrong" et d'un clip à retrouver ici.
"Sounds of the universe" est un album "truffé de sonorités électroniques et de tonalités rock", écrit Fabrice Aubert (LCI). Avis partagé par Marion Bernard (France Info) pour qui ce nouvel album "résonne d’une électro moderne et ténébreuse". Une "évidence sonore" pour Sacha Reins dans Le Point qui insiste aussi sur le "sens aigu de la mélodie et des sons électroniques". Une électro qui, selon Marion Bernard "lorgne parfois du coté des musiques industrielles ou du Krautrock". Même si "il lui manque le petit plus qui ont fait de Violator ou de Songs of faith and devotion des classiques de l'électro-pop teintée de rock", nuance Fabrice Aubert .
"Sounds of the universe" est "un disque de belle facture" pour Eric Mandel (le JDD), "un disque très honorable" pour Sophian Fanen (Libération). "Sans surprise, ni bonne ni mauvaise, (c')est un album réussi, comme prévu", constate Benjamin Chapon dans 20 Minutes. "Ni novateur, ni précurseur" c'est "un condensé de ce qu'a pu faire Depeche Mode", résume Nicolas Palhier (Ozap). Reste que certains, comme Benjamin Chapon, regrettent cependant que Depeche Mode soit "atteint du syndrome U2 : une lassante facilité". Le trio "baigne dans une classe un peu avachie", poursuit Sophian Fanen pour qui Depeche Mode est "désormais officiellement un vieux groupe rangé et concentré sur sa musique".
Stéphane Guihéneuf, avril 2009.
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