10.04.2010

10 avril 1970 : les Beatles c’est fini

beatles.jpgLe 10 avril 1970, Paul McCartney annonce qu’il quitte les Beatles en raison de désaccords nombreux avec ses anciens partenaires. Des "désaccords sur les plans personnel, financier et artistique", souligne-t-il dans l’interview promotionnelle qui précède la sortie de son premier album "McCartney". Un album qui sort le 17 avril en Grande-Bretagne et le 20 aux États-Unis.

Le 10 avril 1970 marque la fin d’une aventure musicale qui a bouleversé le monde. Les Beatles, c’est fini. La nouvelle fait la Une des journaux. Elle surprend Paul McCartney qui parle de "malentendu". Elle déçoit les autres membres du groupe dont John Lennon qui ne voit là qu’un coup de pub destiné à lancer son disque.

Le 10 avril 1970, marque donc la fin des Beatles. Une fin officielle. Celle que retient l’Histoire. Dans les faits, les Beatles n’existent plus depuis longtemps. Ce que Paul va résumer ainsi : "Je n’ai pas quitté les Beatles. Les Beatles ont quitté les Beatles". Quatre mois plus tôt, ce qui reste comme la dernière session d’enregistrement des Beatles, se fait sans John Lennon. Lequel, le 13 septembre 1969, se produit avec le Plastic Ono Band à Toronto. Un supergroupe dans lequel on trouve aux côtés de Yoko et de John, le guitariste Eric Clapton mais aussi Alan White et Klauss Voorman. À son retour de Toronto, Lennon va annoncer aux autres Beatles qu’il quitte définitivement le groupe. La nouvelle ne s’ébruitera pas.

Le 8 mai 1970, sort "Let it be", le dernier album des Fab Four (bien qu'enregistré avant "Abbey Road"). Un disque produit par Phil Spector. Ce même Phil Spector que l'on retrouve sur "John Lennon/Plastic Ono Band". Le premier album solo de John Lennon qui sort le 11 décembre 1970.

Stéphane Guihéneuf, avril 2010.

09:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beatles, rock, plastic ono band, mccartney, lennon, let it be, abbey road | | |

14.12.2009

Hallyday chante Ben E. King

ben-e-king-What-is-soul.jpgDepuis quelques jours, les ennuis de santé de Johnny Hallyday inquiètent ses fans et affolent le web. En poor lonesome chanteur, on l'imagine interprétant "Je suis seul / Désespéré..." Comme il fit en 1967. Le 29 mars 1967, l'idole des jeunes interprète chez Sacha "ce qui restera comme l'un de ses plus grands morceaux et que l'on peut écouter ici. Un titre que l'on retrouve sur un EP au début de l'année 1968 avec trois autres morceaux : "L'histoire de Bonnie and Clyde", "Le mauvais rêve" et "Hit-parade". Un titre que le rockeur français a emprunté au roi de la soul Ben E. King.

En 1967, Benjamin Earl Nelson est alors au sommet de sa gloire. Né en Caroline du Nord, il a sorti en mars 1961"Stand by me". Un hymne soul avec lequel il va rester en tête des classements et avec lequel l'ex chanteur des Five Crowns et des Drifters devient va devenir une énorme vedette. "What is soul? What is soul, babe?" : si le texte diffère, la mélodie de "Je suis seul" est identique à "What is soul" morceau composé à quatre mains, en compagnie de Bob Gallo. Connu aussi pour son "Dont Play That Song" que reprendra également Johnny Hallyday (et Aretha Franklin), Ben E. King va voir sa popularité décliner au début des années 1970.

Stéphane Guihéneuf, décembre 2009.

01.12.2009

Prague : John Lennon fait le mur

lennon-dc-00.jpgLe Mur John Lennon à Prague, en République Tchèque, est recouvert de graffitis et notamment de dessins représentant l'ex-Beatle John Lennon, depuis sa mort. Il se trouve en face du palais Bucquoy, siège de l’ambassade de France, dans le quartier Malà Stranà. Comme un message posté à l'Occident.

A l'époque communiste, les autorités le nettoyaient tous les jours mais des contestataires repeignaient... aussi sec. Aujourd'hui, ce sont les touristes qui y laissent une trace de leur passage, avec ou sans lien avec le chanteur. Le mur est multicolore. Un grand "Imagine" en blanc barrait récemment le haut d'une bonne partie du monument.

David Cormier, décembre 2009. Photos DC.

 

08:30 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lennon, prague, mur, beatles, bucquoy, imagine, rock, pop, cormier | | |

09.11.2009

Bande-son de la chute du Mur de Berlin


Agrandir le plan

Le 9 novembre 1989 le Mur de Berlin tombe. Mur de la honte, du bloc de l'Ouest contre le bloc de l'Est, le rideau de fer édifié en 1961 a été attaqué à la pioche, au marteau... par les Berlinois. Les démolisseurs sont encouragés par Rostropovitch, violoncelliste en exil. Alors qu'est commémoré le vingtième anniversaire de la chute du Mur, Au commencement était le rock revient en musique sur ces années, de 1961 à 1989, avec quelques artistes allemands comme Can ou Nina Hagen.

 

 

10:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mur de berlin, allemagne, rostropovitch, 1961, 1989, nina hagen, can | | |

19.10.2009

Les copains ont 50 ans

02-Salut-Les-Copains.jpgC’était il y a 50 ans. Le 19 octobre 1959. Sur les ondes d’Europe nº1 naît, sous l’impulsion de Lucien Morisse, alors directeur de la station, l’émission musicale "Salut les Copains".

L’idée de l’émission avait germé un peu plus tôt dans la tête de deux passionnés de jazz et de rock, Frank Ténot et Daniel Filipacchi. Diffusée entre 17 h et 19 h, du lundi au vendredi, "Salut les Copains" va vite conquérir un large public et s’imposer sur les ondes comme l’émission de référence en diffusant des chansons mais aussi des interviews d’artistes. Le tout dans un ton différent, bien loin de celui adopté depuis l’élection de De Gaulle. Le "salut" qui ouvre juste après l’indicatif ("Rat Race", de Count Basie) en est l’expression quasi révolutionnaire.

Lorsqu’en 1961 Johnny Hallyday sort "Salut les Copains" (sur lequel on trouve "Retiens la nuit"), la référence est évidente. D’autant qu’il a été, avec Richard Anthony, Eddy Mitchell, Sylvie Vartan, Jacques Dutronc, Françoise Hardy mais aussi les Beatles ou les Rolling Stones, le "chouchou de la semaine".

En 1962, l’émission trouve un prolongement en kiosque. "Salut les Copains", vite rebaptisé "SLC", va vite devenir la revue des jeunes. Une revue qui compte dans ses rangs le photographe Jean-Marie Périer, qui, en 1966 immortalisera ces années yé-yé en réunissant sur une même photographie tous ces artistes. Trois ans plus tôt, en juin 1963, ces mêmes artistes s’étaient retrouvés place de la Nation pour la "Nuit Salut les Copains". Pour une grande messe musicale avec quelque 200.000 jeunes. L’aventure radiophonique durera dix ans (jusqu’à l’été 1968) mais chante encore à nos oreilles.

Stéphane Guihéneuf, octobre 2009.

À lire
Christophe Quillien, "Nos années Salut les Copains : 1959-1976", Flammarion.
Christian Gauffre, "SLC, salut les copains", Éditions Du Layeur.

Écouter
Compilation "Salut les copains", coffret 4-CD

08:31 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salut les copains, yé-yé, radio, europe 1, 1959, slc, ténot, filipacchi, périer, mitchell | | |