11.02.2012
Ladylike Lily : "Parfois un atout d'être seule en scène"
Valeur montante de la scène musicale française, Orianne Marsilli alias Ladylike Lily est originaire de Scaër. La chanteuse folk se produit ce soir au Centre des arts à Concarneau, en première partie de l'Australienne Nadeah.
Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous présenter votre musique ?
Ladylike Lily est un projet solo que j'ai monté au mois d'avril 2010. J'ai débuté par une formule guitare voix avec des textes en anglais et, au fur et à mesure, le projet s'étoffe, j'utilise maintenant des samples ou des boucles sur scène. Les choses s'enchaînent assez vite puisque j'ai fait 60 dates l'an dernier avec des appuis qui m'ont bien aidée comme le fait d'être programmée aux Vieilles Charrues sans passer par la case tremplin ou encore les découvertes du Printemps de Bourges. Quand à définir ma musique, je laisse ce soin aux journalistes mais c'est vrai que je suis plutôt classée dans la catégorie "chanteuse folk".
Est-ce que vous connaissez Nadeah, la chanteuse avec qui vous partagerez la scène ce soir ?
Non, mais j'en ai entendu le plus grand bien. Je préfère ne pas écouter sa musique avant le concert pour me garder le plaisir de la découvrir sur scène. J'imagine que si les organisateurs nous ont programmé le même soir, c'est qu'ils pensent qu'il y a des similitudes entre nos univers.
Justement, votre univers est plutôt intimiste, comment réussissez-vous à partager ces émotions en étant seule face à un public nombreux ?
Au départ, c'était un vrai défi, même dans les petits bars. C'est difficile d'être seule sur scène mais en même temps, j'ai pris de l'assurance en multipliant les concerts. Et je m'aperçois que dans des salles de taille importante, c'est parfois un atout d'être seule car, souvent, les gens sont plus à l'écoute. Du coup, j'arrive quand même à instaurer une ambiance intimiste, ça ne m'inquiète plus comme au début.
Vous citez souvent la campagne comme source d'inspiration mais jamais la mer. Scaër, c'est si éloigné de la côte ?
Non mais je n'y vais jamais à la mer! Moi, j'ai grandi au bord de la rivière. Ceci dit, j'ai quand même évolué. Ce côté folk épuré, proche de la nature, c'était surtout vrai à mes débuts. Même si je retourne à Scaër avec le plus grand plaisir, je suis basée à Rennes et je passe de plus en plus de temps à tourner ou en studio, donc je ne passe pas ma vie dans la forêt...
Vous avez un projet d'album ?
Oui, la sortie du premier album est prévue au printemps prochain. Je suis en pleine préparation, et cette fois-ci, je serai entourée de musiciens rennais. Je ne sais pas encore vers quoi on va aller exactement mais sans doute vers quelque chose de plus rock. Il sera auto-produit, comme l'album cinq titres que j'ai sorti l'an dernier (3.000 exemplaires vendus NDLR.) mais distribué nationalement. En parallèle, je prépare un nouveau set ou je serai accompagnée sur scène par trois musiciens qui jouent également dans les groupes For Damage ou Montgommery. La première aura lieu à Rennes le 10 mars. J'espère continuer en alternant les concerts en solo et les concerts en groupe.
Propos recueillis par la rédaction de Concarneau, février 2012.
Interview publiée dans Le Télégramme, édition Concarneau, du 27 janvier 2012.
09:00 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ladylike lily, folk, scaër, nadeah, concarneau |
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03.02.2012
Loïc Lantoine : faire des chansons du mieux que je peux

Loïc Lantoine vient jouer ce soir, au Guilvinec, des chansons. Un univers singulier, nourri de rencontres et d’amitiés pour celui qui est entré en musique par hasard.
Vous étiez il y a quelques années un chanteur qui ne chante pas, où en êtes-vous aujourd’hui ?
(Rires), aujourd’hui je suis un chanteur qui chante trop. Je suis sur plusieurs projets en mêmes temps et comme je suis bordélique c’est compliqué mais j’adore. Les choses évoluent, on est cinq sur scène, un batteur en plus, des chansons qui sont chantées, je me laisse un peu aller, ça évolue tranquillement.
On dit souvent de vous que vous êtes inclassables ?
Je n’ai jamais eu de plan esthétique. J’ai démarré par hasard - un malentendu - le métier. Depuis j’essaie de le faire du mieux que je peux.
Vous n’êtes pas considéré comme un artiste "grand public".
Je ne me suis jamais trop posé la question. Les scènes sont nombreuses, comme celle du Guilvinec. C’est vrai que cela fait un peu de temps que l’on n’a pas sorti un nouvel album. L’idée ce n’est pas de bastonner à la radio, j’ai toujours été bien soutenu, je n’ai rien contre le fait d’être grand public du moment que ce n’est pas calculé. Je fais ce boulot depuis une dizaine d’années, je ne l’avais jamais imaginé, je m’abuse bien, je ne me sens pas essoufflé.
On dit souvent de vous, même si vous vous en défendez, que vous êtes un chanteur engagé. Qu’en est-il ?
C’est une position tellement dangereuse, je ne suis pas là pour convaincre mais si il y a des chansons qui sont engagées, qui servent un peu au repos du guerrier... Le combat fait parti des choses de la vie, comme l’amour, les copains.
Justement, les copains, parlons-en, c’est d’abord François Pierron.
C’est un vieux couple, on a fait un putain de sacré bout de chemin ensemble, il a une place particulière pour moi qui dépasse le cadre artistique.
Il y avait aussi Allain Leprest.
C’est grâce à lui que je fais ce boulot. Je suis malheureux comme chacun des nombreuses chansons qu’il aurait pu écrire. Un des plus grands auteurs qui existait.
Il y a aussi Mon côté punk aux côtés desquels vous apparaissez sur le dernier album.
Je ne suis pas capable de mener tout ce que je fais de front, mais dès que l’on se voit on ne boude pas notre plaisir.
À ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous présenter un quelques mots votre spectacle de ce soir.
C’est vachement dur. Ce qu’on fait c’est dans la continuité. J’aime bien rigoler, ça se muscle musicalement, il y a des moments aérés, c’est dans l’esprit. J’avance progressivement, je fais des chansons le mieux que je peux.
Propos recueillis par Stéphane Guihéneuf, février 2012. Photo Clara Delessert.
Interview publiée dans Le Télégramme du 3 février 2012.
12:00 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loïc lantoine, chanson, le guilvinec, allain leprest, mon côté punk, le télégramme |
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06.01.2012
Wipidoup revient avec un conte pour enfants
Le trio Wipidoup revient avec un conte pour enfants. "Canailles de korrigans" est actuellement en souscription et sera dans les bacs en février. Le Pont-l'Abbiste Régis Huiban nous en dit plus sur la genèse.
Pourquoi, après deux disques à danser, proposer un conte pour ce troisième album de Wipidoup ?
Cela reste de la musique à danser, mais c'est un conte en breton écrit par Gildas Le Buhé et mis en musique par Wipidoup. Gildas avait envie de faire un disque pour enfants depuis longtemps. Avec cette idée de transmission pour les plus jeunes. C'est aussi un peu parti d'une blague après les deux premiers disques...
Le disque s'appelle "Canailles de korrigans" mais affiche clairement son nom en breton: "Kailh a gorrioñ". Pourquoi ?
C'est une volonté de Gildas. Il compose en breton. Cela lui paraissait logique. On est un peu aussi dans cette idée de transmission. Tous les titres chantés le sont en breton comme cette petite danse qui ouvre l'album et sur laquelle Gildas a posé ses mots. On trouve aussi des instrumentaux. Il n'y a qu'un seul trad, un chant que la grand-mère de Gildas lui chantait. Tout le reste, ce ne sont que des compositions. Dont une dans laquelle il s'adresse à son fils... On est toujours dans cette idée de transmettre. On a aussi un titre chanté avec l'école Diwan de Baud.
Le guitariste de Loctudy, Philippe Gloaguen, est aussi de la partie.
Philippe était déjà présent sur "L'appel à la transe", notre précédent album. Comme invité, sur quelques titres. Là, Philippe est sur tous les titres et c'est un invité permanent sur scène.
Comme pour vos deux premiers disques, la pochette met une fois encore un lutin en lumière.
C'est Christelle Le Guen, illustratrice, qui, une nouvelle fois, a réalisé la pochette. Cela représente un petit pantin qui a fait une bêtise en écrivant sur le mur. Wipidoup, c'est une famille dans laquelle on aime à se retrouver.
Comment s'est passé l'enregistrement ?
Le disque a été enregistré au studio Streat ar Skol de Saint-Cadou durant l'été. Même si des choses sont nées en studio, l'enregistrement s'est fait en quatre jours pour garder le côté "live".
L'air de rien, en un peu plus de trois ans, Wipidoup aura produit trois albums.
Oui, cela a été un gros boulot mais il y avait une envie et de la matière... Ce n'est pas un travail fait dans l'urgence.
Propos recueillis par Stéphane Guihéneuf, janvier 2012.
Interview publiée dans Le Télégramme du 19 décembre 2011.
Pratique
Wipidoup, "Kailh a gorrioñ", chez Bemol, 15 euros. Souscription jusqu'à la fin janvier sur le Facebook du groupe.
09:00 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wipidoup, conte pour enfants, regis huiban, gildas le buhé, pierrig tardivel, philippe gloaguen, pont-l'abbé |
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30.11.2011
The Rabeats : des Beatles made in France
Ils s'appellent Sly, Marcello, Dip et Flamm et forment les Rabeats. Ce cover band qui, depuis 1999, revisite la légende des Beatles, sera en concert samedi, au Centre des Arts et de la Culture, à Concarneau. Entretien avec Sly, chanteur et sorte de John Lennon du groupe.
Pourquoi les Beatles ?
Oh, ben c'est une histoire qui remonte à l'enfance, de façon émouvante tous les quatre on a la même histoire. Lorsqu'on est né les Beatles, c'était fini. Gamins, vous écoutez les disques des parents. Chacun d'entre nous a découvert la pop music puis les Beatles. On était trois à habiter Amiens, on se croisait souvent au concert de l'un ou de l'autre et nos discussions terminaient avec les Beatles, un peu comme des passionnés de Harley. Puis on a pris nos guitares sèches jusqu'au jour où on s'est dit "si on le faisait".
Les Rabeats est-ce la copie conforme sachant qu'après 1966 les Fab Four n'ont plus joué sur scène ou s'agit-il de réinterprétation des classiques du groupe ?
C'est forcément une réinterprétation pour les titres d'après 1966. Le spectacle se décompose en deux parties: avant 1966 dont on a gardé un souvenir d'eux très sobre, dépouillé, en noir et blanc; après 1966, la période studio, on joue des chansons qu'eux n'ont pas jouées sur scène donc, forcément, ce n'est que de l'imaginaire. Le spectacle évolue musicalement et sur le plan de la scénographie, comme dans l'imaginaire collectif.
Cela passe par le look avec costume et coupe au bol ?
C'était un jeu entre nous au début, cela nous a fait rire. On a tout l'attirail, costume, perruque y compris les guitares et les amplis. Les mêmes que les Beatles. Ceci dit on n'a pas attendu d'être les Rabeats pour les avoir.
Le public est-il composé de fans nostalgiques ou de jeunes qui veulent découvrir l'ambiance des années 60 ?
On a tout ça, pas l'un ou l'autre, c'est ça la magie des Beatles. Je garde l'image émouvante d'un petit-fils et d'un grand-père ensemble. En gros, on a des gens qui ont l'âge des Beatles, leurs enfants, leurs petits-enfants. Trois générations. Tout le monde s'y retrouve parce que la musique des Beatles est tellement variée, de l'électrique aux belles ballades.
Vous proposez aussi vos propres compositions ?
Oui, on en propose deux sur 37, deux chansons qui n'ont pas l'ambition de supplanter ni d'égaler celles des Beatles. C'est plutôt pour se faire plaisir.
Vous êtes plutôt Lennon ou McCartney ?
Rien n'a été calculé. J'suis plus touché par John, par ses chansons qui ont un côté plus torturé. Il est mort quand on était gamin, c'est devenu un mythe.
Votre titre préféré des Beatles ?
"I am the Walrus", c'est complètement incroyable pour l'époque, c'est hypermoderne tout en restant beau et bien construit.
La chanson la plus difficile à reprendre ?
Celles avec des cordes. Celles sur lesquelles ils ont tout misé sur les cordes. À quatre, c'est difficile de faire les faire sonner. Sinon "Yesterday" c'est dur à jouer car le coup de patte de McCartney, c'est dur à reproduire.
Avez-vous déjà joué devant un des anciens Beatles ?
Non jamais. Une fois Ringo devait venir nous voir lors d'un concert à Monaco. On nous a demandé de faire une de ses premières parties mais cela n'a paseu lieu. En 2007, on jouait à l'Olympia en même temps que Paul était au stade de France, on s'est dit, "il va le savoir"... Que des "faillis". On voudrait surtout jouer avec eux, c'est ça le rêve.
Propos recueillis par Stéphane Guihéneuf, novembre 2011. Photos DR.
Interview publiée dans Le Télégramme du 28 novembre 2011.
09:00 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rabeats, beatles, fly, concarneau, rock, pop |
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20.08.2011
Esquisse "Que ce soit festif et dansable"
Le quatuor nantais Esquisse (Photo Guillaume Bassompierre) est, ce soir, à l'affiche du traditionnel fest-noz de Kervazegan, à Pont-l'Abbé. Avec les Du.
Esquisse est une jeune formation nantaise de fest-noz. Comment s'est-elle mise en place ?
On jouait avec mon frère, François à l'accordéon et moi à la clarinette, dans un duo à Nantes. Nous étions jeunes, nous avions une dizaine d'années. On a fait la rencontre d'un troisième musicien, Vincent Marin, à la bombarde. C'est de là qu'est né le groupe Esquisse. D'abord un trio. En 2006 est arrivé Pierre Le Normand, un batteur, puis Vincent a quitté le groupe et a été remplacé par Gueltas Hervé au saxophone.
Le fest-noz, c'est chez vous une évidence ?
Oui, à part le batteur, on a tous des parents danseurs. Le fest-noz c'est naturel. On a tout de suite commencé à jouer. Notre répertoire c'est 70% de compositions et 30% de trad'.
Quelles sont vos influences ?
Elles sont variées... tout ce qui s'est fait en Bretagne, dans tous les genres, du jazz au rock. En musique de fest-noz, on a surtout été influencé par Gwenfoll, Carré Manchot, mais aussi Hamon Martin Quartet et les Sonerien Du.
Les Du, justement, cela représente quoi ?
On allait les voir lorsque nous étions tout petits avec nos parents autour de Nantes. On avait des vinyles.
Alors jouer samedi soir en première partie, cela fait quoi ?
En fait, on a déjà joué plusieurs fois avant les Du, la dernière fois c'était à Cléguérec (56).
Comment qualifieriez-vous votre musique ?
Elle est instrumentale, il n'y a pas de bombarde ni de biniou, par contre il y a des apports de sons bidouillés électro. Il n'y a pas de chanteur, parce qu'on n'en a pas trouvé. En fait, on a trouvé un équilibre sans chanteur mais pour des créations pourquoi pas, on l'a déjà fait avec Julien Barbances.
Le fest-noz, aujourd'hui ?
On a envie de continuer ce qui existait. On n'essaie pas de faire un truc jeune et original, on n'essaie pas d'innover. Juste de faire que ce soit festif et dansable.
Propos recueillis par Stéphane Guihéneuf, août 2011.
Interview publiée dans Le Télégramme du 20 août 2011.
Pratique
Fest-noz organisé par l'Association An Heol Nevez, ce soir à 21h à Kervazegan, route de Loctudy à Pont-l'Abbé. Avec les sonneurs Pavy et Péron, Esquisse et Sonerien Du. Tarifs: 7 €, gratuit jusqu'à 12 ans.
16:00 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : esquisse, pont-l'abbé, télégramme, sonerien du, fest-noz, nantes |
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