15.10.2009

François Bon écrit Led Zeppelin

bon-ledzep.jpgRock, sexe et drogue. Voilà résumé la carrière de Led Zeppelin. Un groupe à l'épopée foudroyante. En pleine gloire, la mort de Bonham, le batteur, le terrible, buveur devant l'Eternel, va stopper un quatuor qui s'est aussi rendu célèbre par ses frasques. Des débordements que la rumeur va décupler, déformer (le requin et le chien). En fan, François Bon évoque dans un livre fleuve, publié en 2008 mais qu'il est toujours bon de (re)lire, l'histoire de ce groupe dont la démesure (les chambres d'hôtels dévastées) n'a pas d'égale.

Led Zeppelin, nom soufflé par Keith Moon, le batteur des Who que Bonham finira même par rejoindre, c'est aussi Plant, Page et Jones. Un quatuor qui va poser, dès son premier album, les bases du Hard Rock. Un quatuor derrière lequel plane l'ombre de Grant ou de Cole. Ce dernier, fournisseur en tout genre, sera finalement écarté (mais sur la fin) pour ne pas nuire à la réputation de cette formation britannique géniale par certains aspects, abjecte par d'autres.

C'est tout cela que François Bon raconte. D'aphorismes en marqueurs, d'entractes en horloges, François Bon tricote l'histoire. Nous la reconstitue de fil en fil. Des débuts du cantonnier Page à la fin, tragique, d'un Bonham qui finira par prendre l'escalier pour le ciel. Et "Stairway to heaven", hymne "Ledzeppelinien" (avec "Whole Lotta Love") résonne à jamais.

Stéphane Guihéneuf, octobre 2009.


A lire : François Bon "Rock'n roll : un portrait de Led Zeppelin", Albin Michel, 2008.

27.09.2009

Rock & Folk imagine les Beatles

r&f0910.jpgLa revue Rock & Folk consacre son numéro d'octobre (le 506) aux Beatles. "Les Fabs sont de retour, en couverture, en disque du mois et sur 30 pages spéciales", écrit dans son édito, Philippe Manoeuvre. Jérôme Soligny, Jean-William Thoury, Pacome Thiellement, Jérôme Reijasse, Philippe Manoeuvre, Patrock Eudeline et Philippe Paringaux (qui met six étoiles...pas moins à la réédition) rouvrent un dossier que les Beatles avaient en partie fermé en 1970.

Rock & Folk, Imagine The Beatles 2009, octobre 2009.

23.09.2009

Chorus n'est plus : la chanson francophone orpheline

CHORUS_68.jpgLa mort d'un journal et dans le cas présent d'une revue - Chorus - est toujours un déchirement. Qu'elle doit être lourde la peine de ceux qui, depuis si longtemps, ont mis leurs talents, leur plume au service de la chanson. Chorus n'est plus. Entre un cas de grippe A et l'action des producteurs de lait, la nouvelle est tombée. "Chorus (...) ne sortira pas son numéro d'automne (...) en raison de sa mise en liquidation judiciaire cet été". Liquidée...  Le 69e numéro aurait dû être dans les kiosque hier. Il n'y était pas.

Liquidée.... Fondée en en 1992, la revue s'était au fil des années imposée comme LA revue de référence de la chanson francophone, passant sans encombre de Jacques Bertin à Karkwa dont le portrait restera à jamais un beau projet. Avec la liquidation de la société éditrice c'est finalement le néant qui nous est donné. Pourtant "soixante-huit numéros et un soixante-neuvième mort-né (...) auront écrit l’histoire de la chanson francophone à travers la couverture la plus "panoramique" possible de son actualité (tous genres musicaux confondus) mais aussi le rappel de son patrimoine et l’anticipation des talents de demain", souligne l'éditorial de la rédaction.

Une rédaction qui "par respect envers les artistes (...) rencontrés pour ce n° 69", a décidé de mettre en ligne une partie du numéro. "Le lecteur habitué à ses 196 pages trimestrielles n’y trouvera pas son compte", poursuit une rédaction qui en agissant ainsi tient à "exprimer sa gratitude" à son lectorat fidèle. Un lectorat qui depuis hier prend conscience que le vide laissé est immense.

Stéphane Guihéneuf, septembre 2009.

20.09.2009

Marc Besse raconte Bashung

besse.jpgAprès avoir notamment raconter Noir Désir ou Indochine (chez Librio), Marc Besse, journaliste aux Inrockuptibles, vient nous conter Bashung.

Pendant de nombreuses années, le journaliste doublé du fan qu'est également Marc Besse, a côtoyé en toute liberté l'artiste. Notant ici et là les impressions, les états d'âmes. De ses entretiens privilégiés, Marc Besse a tiré un livre dans lequel se croisent les vies d'Alain Bashung. L'ouvrage, accompagné de 46 photographies inédites de l'artiste défunt, est également préfacé par Jean Fauque, son parolier.

Bashung(s) Une vie, préface de Jean Fauque, éditions Albin Michel.

09.09.2009

Les Beatles et la presse française

beatlespresse.jpgDu numéro d'avril 1964 de Salut les Copains à l'Express de mars 1970, Bonsoir Paris nous propose un retour sur ce que la presse française a pu écrire sur les Beatles. Petite revue de presse.

"Si tu n'aimes pas les Beatles - ce qui serait bien dommage pour toi, soit dit sans vouloir te faire de la peine - tu peux interrompre ta lecture ici et fermer ce magazine, une fois pour toutes : il n'est pas fait pour toi." Tel est l'avertissement lancé dans le premier numéro de Beatles Magazine sorti en mars 1964.

Alors que la beatlesmania bat son plein, CinéMonde dans son numéro du 29 juin 1965 constate que "les Beatles ont enfin gagné la bataille de France". Et s'interroge sur "les cris, les hurlements, les hystéries qu'ils récoltent plus que des bravos". Et de poursuivre : "Les Beatles méritent mieux et sont moins déments que ces "teen-agers" mâles ou femelles qui se pâment en cadence et offrent le désolant spectacle de leur déséquilibre mental".

En août 1967, les Beatles font la première de couverture de Rock & Folk. La revue, sous la plume de Kurt Mohr, consacre un dossier au Fab Four.  "On était loin de soupçonner, à leurs débuts, qu'ils deviendraient en peu d'années des porte-paroles de la pensée progressiste", termine le journaliste.

L'année suivante, Monsieur, "la revue de l'homme à la page", évoque dans son deuxième numéro "Le saint des Beatles".

En mai 1970, Pilote répond de manière humoristique à la question "Est-ce la fin des Beatles ?".

Aujourd'hui, "09.09.09", Patrice Le Berre revient dans Le Télégramme sur l'intégrale remasterisée des Beatles. Un papier à lire sur le site du quotidien.

téphane Guihéneuf, septembre 2009.

 

"Imagine That All Things must Pass" l’album 1971 des Beatles

À si les Beatles ne s’étaient pas séparés en avril 1970. S’ils avaient produit, en 1971, un quatorzième album. Que serait-il ?

C’est la question à laquelle répond William Rejault en publiant sur le Post "Imagine That All Things must Pass", l’album qui restera inédit, sorte de compilation des albums solos de John, George, Paul et Ringo.

05.09.2009

"Led Zeppelin" élu meilleur album de l'année 1969 selon les lecteur de Rolling Stone

ledzep1.jpgQuels sont les meilleurs albums de l’année 1969 ? C’est la question posée par le magazine Rolling Stone à ses lecteurs.

La réponse, publiée sous la forme d'une liste, place Led Zeppelin aux deux premières places avec "Led Zeppelin" (notre phoot) sorti le 12 janvier 1969 et "Led Zeppelin II" sorti le 22 octobre de la même année. Un an après la formation du groupe, les Britanniques de Jimmy Page (guitare) et Robert Plant (chant) viennent de poser, en deux albums, les bases du hard rock.

Avec "Abbey Road", les Beatles se classent troisième. Sorti le 26 septembre 1969, l'album produit par George Martin est célèbre par ses titres et sa pochette montrant le quatuor en train de traverser un passage pour piétons. C'est aussi le dernier enregistrement des Fab Four qui se sépareront officiellement en avril 1970. A la quatrième place, les lecteurs du magazine ont placé "Let it bleed" des Rolling Stones juste avant "Tommy" des Who.

Quant au classement complet, il est à lire ici.

Stéphane Guihéneuf, septembre 2009.

25.08.2009

Jérome Alberola "Anthologie du hard rock" (Camion Blanc)

alberola.jpgDe Accept, "un des meilleurs représentants de l'essence du hard rock durant son âge d'or" à Thin Lizzy, "Anthologie du hard rock : de bruit, de fureur et de larmes" que signe notre confrère Jérôme Alberola s'arrête sur quelque 250 albums qui ont écrit l'histoire du hard rock. Mais l'auteur y présente également une sélection des meilleures ballades - "Cheval de Troie pour pénétrer le grand public" -, un choix d'instrumentaux, un retour sur quelques grands concerts avec, au milieu, une plongée dans l'univers d'Iron Maiden. Autant d'entrées qui font de cet ouvrage un "grimoire que toutes les générations ressortiront de temps en temps", comme l'écrit Francis Zégut dans sa préface.

Genre décrié (il suffit de se rappeler les commentaires entendus lors de la victoire à l'Eurovision du groupe Lordi)", le hard rock n'est pas grand public. Pire, le genre a souvent une connotation négative, accusé de tous les maux, récupéré par certains. Né à la fin des années 1960 avec des groupes comme Led Zeppelin, Deep Purple ou Black Sabbath, le hard rock est, selon Jérôme Alberola, mort en 1991 avec les sorties du "Black Album" de Metalica, de "Use your illusions 1 & 2" de Guns N'Roses et de "Nevermind" de Nivarna. Dans un long préambule, aussi nécessaire qu'intéressant, Jérôme Alberola décrypte les codes, s'arrête sur les différentes chapelles, du Thrash metal d'Anthrax au hard FM de Bon Jovi.

Avec ses entrées multiples, cette anthologie publiée chez Camion Blanc est un livre référence, dans lequel on aime à se plonger, à se replonger même. Une bible que tous les amateurs du genre se doivent de posséder. Les autres y trouveront de nombreuses réponses à leurs questions.

Stéphane Guihéneuf, août 2009.
(Cette chronique a été publiée dans Le Télégramme du 27 août 2009)

 

Jérôme Alberola, 2008, Anthologie du hard rock : de bruit, de fureur et de larmes, Camion Blanc, 500 pages.

14.05.2009

Le rock : une drôle d'histoire

verlant.jpgJean-Eric Perrin, Jérôme Rey et Gilles Verlant : il fallait bien être trois pour raconter l'histoire du rock.

L'histoire ou plutôt une certaine histoire du rock. Celle qui, dans le monde des fans, des amateurs voire des spécialistes de la chose musicale fait encore et toujours débat. Quels sont les dix meilleurs solos de guitare? Terrible question qui revient inlassablement sur le tapis et pour laquelle chacun a sa réponse. Ce triumvirat d'érudits donne sa réponse, une de plus, pas plus pas moins crédible que la vôtre. Il en va ainsi tout au long de cet ouvrage aussi inutile que passionnant.

On s'arrête ainsi sur les dix groupes français des années 1970 portant un nom rigolo ou sur la rumeur du décès de Paul McCartney. On revient sur les protest-song qui ont changé le monde. On parle de Air Guitar. C'est anecdotique. C'est parfois drôle. C'est vérifié. C'est totalement absurde. C'est à lire dans n'importe quel sens. C'est rock.

Stéphane Guihéneuf, mai 2009.

"Les Miscellanées du Rock", Jean-Eric Perrin, Jérôme Rey, Gilles Verlant, éditions Fetjaine, 2009.

10.04.2009

Bob Dylan à la Une

dylan.jpgCent pages consacrées à Bob Dylan. Voilà ce que offre l'édition française de Rolling Stone qui vient de publier un splendide hors-série collector. "Sur le devant de la scène depuis plus de quarante ans, Bob Dylan reste à ce jour le plus influent - donc le plus important - des artistes qu'ait engendrés le rock'n'roll", écrit Belkacem Bahlouli dans l'édito. On y retrouve les plus belles, les plus importantes des couvertures que Rolling Stone a consacré à Bob Dylan, les années d'errances spirituelles, les albums dont le dernier, "Together Trough Life", sort le 27 avril. Un numéro indispensable pour ceux qui aiment ou veulent découvrir celui qui mène toujours le bal.

Bob Dylan, hors-série collector, Rolling Stone HS n°3 de avril-mai 2009.

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